RDC: attaqués par des Maï-Maï à Nzovu, 600 pygmées se réfugient à Kabalo-Centre

Une famille de pygmées dans un centre des Refugiés de Dongo(RDC) à Betou(RCA) le 18/11/2009. Ph. Don John Bompengo

Une forte tension règne depuis mardi 15 juillet soir à Kabalo-centre situé à 300 km à l’ouest de Kalemie, à la suite d’un conflit communautaire dans cette partie du Nord du Katanga. Plus de six cents pygmées viennent de trouver refuge dans une école de la place. Ils ont été attaqués dans la localité de Nzovu-Monde par un groupe qui se dit Maï-Maï composé des bantous.

D’après les responsables de l’enseignement à Kabalo, plus de six cents pygmées – hommes, femmes, vieillards et enfants – ont trouvé refuge  dans l’enceinte de l’école primaire d’application Alfajiri. Ils sont arrivés à Kabalo-centre par deux vagues.

La première, composée essentiellement de femmes, de vieillards et d’enfants, y est arrivé depuis mardi soir. Ce mercredi matin, c’était le tour des hommes d’arriver dans le chef-lieu de Kabalo.

D’après Symphorien Kibanza, chef de sous-division de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), ces déplacés ont fui le village Nzovu-Monde situé à une quinzaine de kilomètres de Kabalo, entre les localités Nzovu et Kanteba. Ils ont été attaqués par une milice Maï-Maï composée de Bantous.

Radio Okapi n’a pas pu joindre l’administrateur du territoire de Kabalo pour en savoir davantage. Ce dernier, selon des sources administratives, venait de se déplacer vers Nzovu  pour aller calmer la tension.

Les récents affrontements entre les deux communautés dans le groupement de Maloba, à 170 kilomètres au sud-est de Kabalo-centre, auraient fait fin juin dernier dix morts, selon l’ONG Voix des minorités indigènes (VMI). Mais les autorités provinciales ont avancé le bilan de deux morts et de deux villages désertés.

Là aussi, les éléments des Forces d’autodéfense populaire, composée majoritairement des Bantous, avaient attaqué les pygmées dans le nouveau village baptisé «Temps présent» dans le secteur de Maloba.

Ces incidents sont pourtant survenus quelques semaines seulement après la signature d’un pacte de paix intervenu à Manono entre bantous et pygmées en présence du ministre provincial de l’Intérieur.

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