RDC: la Cour suprême va siéger sur l’affaire Chebeya le 29 août

Floribert chebeya au studio de Radio Okapi à Kinshasa.

Une nouvelle audience du procès sur l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana est fixée au 29 août à la Cour suprême de justice. Il s’agit d’une audience en appel des arrêts avant dire droit rendus précédemment sur cette même affaire par la Haute cour militaire. A cette occasion, l’ONG des droits de l’homme La Voix des sans voix (VSV), que dirigeait feu Chebeya, réclame de nouveau l’arrestation immédiate du général John Numbi, chef de la police congolaise au moment des faits, et «ses deux collaborateurs qui avaient exécuté ce double assassinat» en juin 2010.

Dans un communiqué de la VSV parvenu jeudi 14 août à Radio Okapi, cette ONG dit avoir été notifiée par la Cour suprême de justice de la tenue d’une audience le 29 août sur l’affaire Chebeya.

La Voix des sans voix se dit convaincue qu’aucun procès sur cette affaire ne peut être crédible si les principaux suspects continuent de circuler librement au vu et au su de tout monde.

«Nous souhaitons qu’on puisse arrêter le général John Numbi, qui est le suspect numéro un, et les exécutants, Christian Ngoy et Jacques Mugabo, qui sont vus en train de circuler à Lubumbashi», a déclaré le secrétaire exécutif de la VSV, Dolly Ibefo.

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Floribert Chebeya avait été assassiné et son corps retrouvé à Kinshasa le 2 juin 2010, au lendemain de son rendez-vous avec le général Numbi. Fidèle Bazana, son collègue et chauffeur à la Voix des sans voix, avait été déclaré mort par un juge mais son corps n’a jamais été retrouvé.

Le colonel Daniel Mukalayi et trois autres co-accusés avaient été condamnés à mort par la cour militaire de Kinshasa jeudi 23 juin 2011. Un autre policier avait écopé de la perpétuité et trois acquittés à l’issu d’un procès, au cours duquel le général Numbi avait comparu comme renseignant.

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Les parties civiles et la défense avaient interjeté appel à la Haute Cour militaire. Mais celle-ci avait suspendu le procès mardi 7 mai 2013, se déclarant incompétente pour statuer notamment sur l’exception d’inconstitutionnalité de la procédure soulevée par les parties civiles. Elle avait alors décidé de saisir à ce sujet la Cour suprême de justice, qui faisait office de Cour constitutionnelle.

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