Assemblée nationale: l’UDPS et l’UNC&alliés boycottent les plénières sur la révision constitutionnelle

Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.

Les groupes parlementaires UDPS et Alliés ainsi que l’UNC et alliés décident de ne plus prendre part aux plénières  consacrées à l’organisation des élections ou à la révision constitutionnelle. Ils demandent aussi à leurs représentants à la commission électorale nationale indépendante (Ceni) de suspendre leur participation à cette institution. Dans une déclaration faite dimanche 21 septembre à Kinshasa, ces députés ont dénoncé le non-respect des textes dans la conduite des affaires de l’Etat.

Le président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, Samy Badibanga, espère que le pouvoir en place pourra comprendre la nécessité d’engager des discussions avec l’opposition sur des questions précises.

«Ce n’est pas un dialogue ouvert, mais plutôt un dialogue dans la perspective des élections», a précisé Samy Badibanga.

Concernant la tenue d’une éventuelle rencontre de l’opposition, le président du groupe parlementaire UDSP et Alliés a réaffirmé les exigences de l’opposition. «Premièrement, avoir un calendrier électoral et acceptable par tous, deuxièmement avoir une loi électorale adoptée par consensus et troisièmement ne pas toucher à la constitution et ne pas avoir de changement de constitution», a dit Samy Badibanga.

Samy Badibanga souhaite que cette démarche soit suivie par tous les députés de l’opposition.

Les députés de groupes parlementaires UDPS et Alliés ainsi que l’UNC et alliés demandent par ailleurs au président de l’Assemblée nationale de respecter l’article 130 de la constitution qui règle la question de la concurrence de l’initiative de loi. Le texte dispose que «l’initiative des lois appartient concurremment au Gouvernement, à chaque député et à chaque sénateur

Faisant allusion aux projets de loi portant organisation des élections, ces députés estiment que ces derniers ne devraient pas faire objet d’un quelconque arbitrage du bureau. En 2012, le député Sessanga avait déjà déposé une proposition de loi pour modifier la loi électorale. Il ne restait plus que la programmation de cette proposition pour examen à la plénière. L’opposition estime qu’il faut examiner la proposition de Sessanga qui porte sur la même matière que le projet du gouvernement et a l’avantage d’avoir été déposée plus tôt.

Les opposants estiment aussi que l’attitude du bureau qui veut soumettre à l’examen le projet de loi du Gouvernement est une tentative de passage en force.

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