Une délégation des FARDC au Nord-Kivu pour évaluer la situation sécuritaire

Julien Paluku le 8/3/2012 à Goma. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le commandant de la 3e zone de défenses des Forces armées de la RDC (FARDC), le général Léon Mushale, est arrivé dimanche 12 octobre au Nord-Kivu, à la tête d’une forte délégation de l’armée. Il doit évaluer la situation militaire et sécuritaire et résoudre des questions d’ordre opérationnel dans cette province. Pour le gouverneur du Nord-Kivu, julien Paluku, l’armée doit activer au maximum les services de sécurité en vue de détecter toute menace.

«Avec la fin de la guerre, l’ennemi n’est plus connu. Il s’infiltre dans la population et ce qui est important, c’est qu’on puisse activer nos services de renseignement, aussi bien militaires que civils, pour détecter ceux là qui collaborent encore avec nos ennemis et qui nous déstabilisent», a-t-il affirmé.

Julien Paluku a par ailleurs invité ces officiers militaires à la fermeté, la lutte contre les injustices et des sanctions à l’endroit des coupables.

«La justice militaire doit correctement faire son travail pour que, et les militaires, et ceux qui sont apparentés aux militaires, qui s’adonnent aux activités criminels, soient sévèrement sanctionnés, pour que cela serve d’exemple aux autres», a-t-il déclaré.

Le gouverneur du Nord-Kivu espère que chaque crime commis dans sa province soit sanctionné.

«Qu’on sache, s’il y a kidnapping dans le parc des Virunga, qui en est le responsable, s’il y a meurtre continu dans la ville de Goma, qui en est le responsable, s’il y a enlèvement à Beni, à Butembo, qui en est le responsable. Comme ça, on va établir les responsabilités et tirer les conclusions», a-t-il dit.

Le gouverneur du Nord-Kivu qui vient de regagner sa province après une longue mission à l’étranger, compatit avec la population de Beni, en particulier.

Une succession d’attaques de rebelles ougandais de l’ADF contre plusieurs villages dans le territoire de Beni, en moins d’une semaine, avaient fait une vingtaine de morts et presque 100 000 déplacés.

Le patron de la Monusco, Martin Kobler, avait condamné cette énième attaque qui, pour lui, démontre une fois de plus la nécessité de poursuivre et de renforcer la lutte contre tous les groupes armés en RDC.

Dans une déclaration à la presse jeudi 9 octobre, le député national Grégoire Kiro, élu de Beni, avait appelé le gouvernement à «faire son travail» la population de ce secteur en proie à ces groupes armés.​

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