Affaire Scott Campbell: l'Union européenne et les USA interpellent Kinshasa

Scott Campbell, Directeur du bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l’homme en RDC le 23/07/2014 lors de la conférence de l’Onu à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les Etats-Unis et l’Union européenne (EU) ont déploré lundi la décision du gouvernement congolais d’expulser Scott Campbell, directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) de la RDC. Washington se dit inquiet et exhorte le gouvernement congolais à reconsidérer sa décision. La délégation de l’UE regrette cette décision prise après la publication du rapport de la Monusco sur les exactions de la police lors de  l’opération «Likofi» contre la criminalité urbaine à Kinshasa. 

Le gouvernement américain exhorte Kinshasa à investiguer sur les allégations relatives aux exécutions extrajudiciaires et les disparitions forcées documentées dans le rapport du BCNUDH. Il lui demande d’en établir les responsabilités pour tout membre des forces de sécurité qui se serait compromis dans cette opération.

De la même manière, l’Union européenne espère que les autorités congolaises conduiront des enquêtes approfondies. Elle s’attend à ce que ces enquêtes soient suivies d’effet et que justice soit faite.

L’UE rappelle que la lutte contre l’impunité fait partie des engagements pris par la RDC au titre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Ce document, signé sous les auspices de l’Onu par onze États africains, vise à ramener la paix dans l’Est de la RDC.

Pour les Etats-Unis et Union européenne, en publiant ce rapport, le BCNUDH n’a fait qu’agir en conformité avec le mandat que le Conseil de Sécurité a donné à la Monusco.

«Préparer des rapports réguliers sur la situation des droits de l’homme en RDC, constitue un mandat spécial confié à la Mission onusienne en RDC par le Conseil de sécurité », soutient une large opinion, d’après la déclaration américaine.

Auparavant, le Haut commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Zeid Ra’ad Al Hussein, et le chef de la Monusco, Martin Kobler, avaient condamné la décision du gouvernement congolais. Dans une déclaration rendue publique samedi 18 octobre, plus de 80 ONG des droits de l’homme avaient apporté leur soutien à Scott Campbell, recommandant à Kinshasa de prendre en considération les conclusions du rapport du BCNUDH. 

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