Tueries de Beni: des Congolais parmi les suspects arrêtés

Le Ministre Muyej Mangez le 12/09/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Réagissant aux nouvelles tueries des civils samedi à Beni, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej a révélé dimanche 2 novembre à Goma que des citoyens congolais figurent au nombre de suspects interpellés ces derniers jours. Une centaine de personnes ont été tuées les quatre dernières semaines dans le territoire de Beni, à plus de 350 km au Nord de Goma (Nord-Kivu). Des assassinats qui sont principalement attribués aux rebelles ougandais des ADF.

«Il y a quelques cas d’arrestations parmi lesquelles quelques Congolais. C’est à dire que l’ennemi est dans la cité. Au niveau des services, au niveau de l’armée et de la police, nous faisons des efforts et nous continuerons à le faire», a indiqué le ministre de l’Intérieur. Richard Muyej a demandé à la population locale d’«éviter de faire le jeu de l’ennemi» et de collaborer avec tous les services de sécurité. 

Le bilan de nouvelles tueries perpétrées par des hommes armés dans la nuit de samedi à Beni diverge selon les sources. Les autorités locales parlent de 11 morts et la société civile de 14. Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes de ce nouveau massacre commis au lendemain d’une visite du chef de l’État congolais dans cette ville.

Lire: Nord-Kivu: nouvelle attaque à Beni, 7 morts

Pour mettre fin à cette série noire, Richard Muyej demande l’implication de la population locale:

«Nous avions prévenu la population qu’il fallait éviter de  faire le jeu de l’ennemi. Les dispositions étaient prises mais c’était un processus. Ce n’est pas par une baguette magique, qu’elle s’arrêtera à la même seconde.  Cette guerre s’arrêtera. Sur place aussi, nous avons dit à la population, le chef de l’État l’a répété, il faut que la population elle-même nous aide à mettre fin à cette guerre. C’est important !»

Pour lui, il faut davantage de «la vigilance pour identifier tous ces réseaux, les dénoncer de manière à [] permettre de les neutraliser.» Tout en reconnaissant la gravité de la situation sécuritaire à Beni, le ministre de l’Intérieur déclare que cette situation ne doit pas perdurer.

Dans son adresse vendredi 31 octobre à la population de Beni, Joseph Kabila avait lancé une mise en garde contre les rebelles ougandais des ADF. Ce qui n’a pas dissuadé les assaillants à commettre des crimes le lendemain après son départ. Le chef de l’Etat avait par ailleurs demandé le renforcement des casques bleus dans cette zone. Une demande que le chef de la Monusco, Martin Kobler a favorablement accueilli.

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