Kinshasa: beaucoup de bâtiments publics dépourvus de toilettes dignes

A droite, des toilettes de l’Athénée de Lingwala le 30/08/2012 à Kinshasa, à la veille de la rentrée scolaire prévue dans 4 jours. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le manque des latrines mais également de l’entretien du peu qui existe continue de poser un problème de santé publique, tant au centre-ville que dans les quartiers périphérique de Kinshasa. Un reporter de Radio Okapi l’a constaté mercredi 19 novembre, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des toilettes.

Dans plusieurs bâtiments publics de la capitale, les installations sanitaires sont soit bouchées ou dans un état d’insalubrité très avancé. Difficile, surtout pour les dames, d’y accéder sans être exposées à des infections urinaires.

Sur certains sites, comme à l’Université de Kinshasa (Unikin), l’on préfère faire ses besoins physiologiques dans la nature que d’utiliser les latrines non-hygiéniques. C’est là que se situe le fameux «home 40».

Généralement, certains locataires de la «colline inspirée» font leurs besoins dans des sacs plastiques, quitte à les jeter par la suite dans la nature. C’est le phénomène «sachetisation».

Une habitante de Kinshasa déplore le comportement véreux des bailleurs:

«Les bailleurs de Kinshasa savent seulement [percevoir l’argent de loyer], mais ne pensent pas construire de bonnes toilettes pour les locataires. Regardez, par exemple ici chez nous, il y a des toilettes construites en tôles ou en bâches. Quand tu es dans les toilettes, on te voit dehors.»

Par ailleurs, faute de bonne gestion des fausses septiques, les odeurs des matières fécales infectent plusieurs endroits de la capitale, après chaque pluie.

Des initiatives visant la construction des latrines publiques sont cependant prises depuis un certain temps par des ONG et certains privés dans la capitale congolaise.

Près de 80 % de la population de la RDC utilise encore des toilettes malpropres, selon l’enquête démographique et de santé 2013-2014 citée par le directeur national de l’hygiène, Dr Mavard Kwengani.

«Que ça soit dans les milieux urbains que ruraux, que ça soit dans les édifices publics que dans les structures privées, nous allons mettre en place des mécanismes pour que le contrôle de l’hygiène puisse être effectif déjà à partir de l’année prochaine», a-t-il promis.

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