Opération Likofi : «l'essentiel est de sécuriser la population», selon le général Kanyama

Le général Célestin Kanyama de la Police Nationale Congolaise (PNC) le 23/09/2014 à Kinshasa, lors de la présentation de bandits armés dans la commune de Bandalungwa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Visé dans le rapport de l’ONG américaine Human Right Watch à propos de violations de droits de l’homme qui auraient entachées l’opération contre la criminalité urbaine dénommée Likofi, le chef de la police à Kinshasa, le général Célestin Kanyama, dit ne pas avoir besoin de «se lancer dans une distraction». Refusant de s’étendre sur le sujet, le commissaire provincial de la police à Kinshasa a expliqué que l’essentiel, pour lui, c’est de sécuriser la population kinoise.

«A ce stade, il n’y a pas de commentaires. Le message de son excellence [le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej] était clair. Et nous, comme police, on se met derrière la décision de l’autorité et c’est ce qui va être d’application», a-t-il affirmé.

Le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej, avait qualifié le rapport de Human Rights Watch de «chantage éhonté et d’humiliation contre le gouvernement de la République et le peuple congolais».

Dans son rapport publié lundi 17 novembre, l’ONG accuse la Police nationale congolaise (PNC) d’avoir «sommairement tué au moins 51 jeunes hommes et garçons et soumis 33 autres à des disparitions forcées» au cours de l’opération Likofi.

Human Right Watch exige ainsi la «suspension immédiate» du commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, dans l’attente d’une enquête.

«Je ne suis pas au courant de tout cela. On n’a pas besoin de se lancer dans une distraction… Notre population a besoin de la paix, et c’est la joie de la police. C’est tout», a rétorqué le concerné.

Au cours d’une conférence de presse mercredi 19 novembre, Richard Myej a présenté deux jeunes hommes présumés victimes de disparition forcée dont les photos ont été publiées dans le rapport de Human Rights Watch.

Selon le ministre de tutelle de la Police nationale congolaise, ces deux jeunes hommes sont incarcérés à la prison de Makala où ils ont été transférés par le parquet.

M. Muyej a estimé que les rédacteurs de ce rapport se sont inscrits dans la logique de «diabolisation, de lynchage médiatique, de chantage éhonté et d’humiliation contre le gouvernement de la république et le peuple congolais».

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