Les miliciens FRPI ciblent les représentants de l’Etat à Walendu Bindi

Transfèrement de Justin Banaloki, alias Cobra Matata, leader de la FRPI, de Bunia à Kinshasa, lundi 5 janvier. Photo Radio Okapi/Martial Kiza

Les agents de l’état et les autorités coutumières de la collectivité de Walendu Bindi au sud d’Irumu sont la cible d’attaque de miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) depuis plus d’un mois, a indiqué dimanche 8 mars le chef de cette entité. Un policier de la chefferie a été tué et deux autres agents, dont un percepteur de taxes, blessés par balles. Les miliciens accusent les autorités locales de soutenir le gouvernement congolais. Le leader de la FRPI a de son côté démenti ces allégations.

Les domiciles de trois chefs de groupement ont été vandalisés et la femme de l’un de ces chefs a même été violée par les miliciens, selon le chef de la collectivité de Walendu Bindi, Peke Kaliaki.

Les agents de l’état ne sont pas libres de tout mouvement dans la chefferie de Walendu Bindi. Ils ont peur de tomber dans l’embuscade des miliciens de la FRPI disséminés en petits groupes dans la région, rapporte la même source.

Peke Kaliaki affirme en outre que les leaders de la FRPI ont donné l’ordre à leurs hommes d’abattre tous les agents et les autorités coutumières accusées de soutenir le gouvernement de la RDC:

«Les miliciens ont déclaré que leurs dirigeants leur ont donné l’ordre de tuer tout agent qui circule, parce qu’ils soutiennent le gouvernement. C’est ça le problème. Il m’est difficile de circuler ainsi qu’à mes agents.»

Cette situation a pour conséquence la paralysie de l’administration publique dans la zone. «Le peu que nous récoltons nous permet de payer les agents et sert pour le fonctionnent du bureau.  Comme les agents ne circulent pas, ça paralyse l’administration», indique Peke kaliaki.

Le chef de collectivité demande aux autorités de mettre fin à présence de cette milice dans la zone. De son côté, le chef de la FRPI, Mbadu Adirodu, réfute ces allégations qui, selon lui, ne visent qu’à ternir l’image de son mouvement. Il demande aux agents et responsables locaux de l’administration de circuler sans problème.

Le chef de collectivité indique que les effectifs de policiers et des militaires FARDC ne permettent pas de dissuader les assaillants dans cette entité qui compte environ 200 villages.

Justin Banaloki alias Cobra Matata qui a longtemps dirigé la FRPI a été transféré de Bunia à Kinshasa début janvier. Il a été arrêté alors qu’il tentait de regagner le maquis quelques semaines après s’être rendu à l’armée congolaise. Depuis, il est détenu à Kinshasa. Cobra Matata est soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

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