Accord d'Addis-Abeba: la RDC invite l’ONU à mobiliser les pays signataires à respecter leurs engagements

Ignace Gata Mavita wa Lufuta, Représentant permanent de la République démocratique du Congo à l’ONU, traite de la réunion du Conseil de sécurité sur la situation concernant son pays. 14 Juillet 2015. UN Photo/Rick Bajornas

L’Organisation des Nations unies devra accroître sa mobilisation autour des pays signataires de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la mise en œuvre des engagements auxquels ils ont tous souscrit pour la paix et le développement de la région de Grands lacs. L’ambassadeur de la RDC auprès des Nations unies, Ignace Gata Mavita, a fait cet appel mardi 14 juillet au Conseil de sécurité, à l’occasion de la présentation de la situation sécuritaire de la RDC par le chef de la Monusco, Martin Kobler.

Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur Ignace Gata Mavita, a indiqué que la RDC a réalisé la majeure partie de ses engagements repris dans l’accord-cadre d’Addis-Abeba.

Sur le plan sécuritaire, il a cité par exemple la traque contre les groupes armés étrangers dans les Nord et Sud-Kivu où les FARDC, a-t-il affirmé, sont appuyées par la Monusco afin de sécuriser cette partie de l’Est du pays sous la menace des terroristes ougandais des ADF.

Dans le même contexte, les FARDC poursuivent seules la lutte contre les rebelles rwandais des FDLR et  « les résultats seraient encourageants », a ajouté Ignace Gata Mavita.

L’ambassadeur de la RDC auprès de l’Onu a aussi invité le Conseil de sécurité à ne pas faire de l’amalgame en mettant sur un pied d’égalité le gouvernement à qui on demande de fournir des efforts dans la réforme de son armée et ses services de sécurité, et les groupes armés illégaux qui se procurent librement des armes.

Pour l’ambassadeur, il doit être clairement établi que l’embargo sur les armes concerne uniquement les groupes armés.

Au sujet des relations entre le gouvernement et la Monusco, le représentant permanent de la RDC aux Nations Unies s’est déclaré convaincu de l’aboutissement à un terrain d’entente du dialogue stratégique engagé avec la mission onusienne.

Signé par 11 pays africains le 24 février 2013, l’Accord-cadre d’Addis-Abeba vise le retour de la paix dans la région de Grands Lacs et dans l’Est de la RDC en proie à des groupes armés nationaux et étrangers. Les chefs d’État de Grands Lacs s’étaient engagés à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays voisins ; et à ne pas soutenir, de quelque façon que ce soit, les groupes armés.

Cet accord exigeait au gouvernement de la RDC de poursuivre et d’approfondir les réformes du secteur de la sécurité, en particulier en ce qui concerne l’armée et la police ; à consolider l’autorité de l’État, en particulier dans l’est de son pays, et d’empêcher les groupes armés de déstabiliser les pays voisins.

Il demandait aussi à Kinshasa de promouvoir les réformes structurelles des institutions de l’État, y compris la réforme des finances ; et de promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance, et de démocratisation.

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