Entreprises publiques : une réforme, sans bonne gouvernance, est très dangereuse

Siège du ministère du Portefeuille

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« La transformation statutaire des entreprises publiques congolaises peut être bien appliquée, mais s’il n’y a pas de bonne gouvernance, cela ne sert à rien. Il s’agit des réformes très dangereuses ». C’est la conclusion tirée par un groupe de professeurs d’université, intervenants à la conférence-débat sur la problématique de la réforme des entreprises publiques, organisée samedi par l’Union internationale de la presse francophone et le groupe de presse « Le Potentiel» à Kinshasa, rapporte radiookapi.net

Banyaku Luape, Tshiunza Mbiye, Philippe Biyoya, Gemela. Des professeurs d’université qui ont une maîtrise reconnue en économie étaient parmi les intervenants de cette conférence-débat. Le concepteur de la réforme des entreprises publiques, en l’occurrence le Copirep, a brillé par son absence à cette rencontre, bien qu’il ait reçu l’invitation. Les professeurs cités, ont passé au crible les textes statutaires des entreprises en transformation. Selon eux, l’entreprise publique n’est pas un patrimoine d’un ministère. C’est un patrimoine national. Pour le professeur Tshiunza Mbiye, les textes qui réglementent cette réforme ne sont pas clairs. rnQuant à Me Herbant Kingolenge, chef des travaux à l’Université de Kinshasa, il a estimé que dans cette réforme, l’Etat reste en réalité le seul actionnaire dans les entreprises transformées. En clair, l’Etat cherche à renforcer son contrôle sur les entreprises, en faisant croire qu’il s’agit d’un processus vers le désengagement, a-t-il ajouté. rnLe professeur Banyaku a enfoncé le clou. Pour lui, c’est une histoire de gros malins qui n’avance à rien : « Cette histoire de réforme c’est vraiment une histoire de gros malins. Ca apporte quoi ? Vous engagez des réformes, vous n’avez pas restructuré, vous n’avez pas apporté quelque chose qui puisse prévaloir ou ajouter une valeur à ce qui existe et vous allez vendre quoi ? » On ne doit pas continuer à se tromper. Il faut de la transparence. Le professeur Banyaku explique : « On se dit, est-ce qu’on doit continuer à se tromper ? Moi je crois que la réflexion, ce n’est pas un jeton. Nous ne sommes plus au point où nous disons, est-ce qu’il faut des reformes ? Maintenant ça va ? Quelle est la conduite que nous devons apprendre pour que nous arrivions à mener ces reformes correctement, vraiment en toute transparence ? »rnEnfin, tous les intervenants ont convenu que la moralité est un élément fondamental qui peut sauver les reformes des entreprises.

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