Province Orientale: les ventes de la Bralima ont baissé de 35% en 2012

Verre de biere. Photo tireuse-a-biere.com

Les ventes de l’entreprise brassicole Bralima ont chuté de 35% en 2012 par rapport à ces prévisions, selon le bilan publié le mardi 8 janvier par le responsable de cette société dans la Province Orientale. Selon lui, la  Bralima a augmenté sa production de 30 % en 2012 mais elle a connu plusieurs difficultés pour l’écouler, notamment le mauvais état des routes et l’insécurité.

En 2012, la Bralima a augmenté sa capacité de production en Province Orientale de 30%. Elle a investi dans les machines et dans les hommes et a ouvert un dépôt à Bunia, a informé le directeur de  siège de la Bralima/Province Orientale, Simon Mambu.

« Nous avons créé quinze emplois directs et une trentaine d’emploi,  dans la sous-traitance. Avec nos revendeurs, je peux parler de près de deux cents emplois que nous avons créés», a-t-il poursuivi.

A présent, la Bralima/Province Orientale est capable d’approvisionner toute la province. Mais, les ventes ont chuté de 35 % à cause des infrastructures routières en mauvais état.

« Nous allons vendre à quelques 700 à 800 km de Kisangani. Pour aller à Bunia, Beni et Butembo, il faut passer sur la voie routière mais l’état des routes n’est pas bon », a expliqué Simon Mambu. De plus, les ponts aussi posent problèmes, certains s’étant écroulés.

Cette situation a fait perdre à l’entreprise brassicole deux mois de ventes, selon lui. L’insécurité que les miliciens de Morgan ont causée à Epulu (Mambasa) a aussi été l’un des facteurs à la base cette mévente.

Et la vente des boissons venues « d’un pays voisin dans le secteur, a rendu difficile la reconquête de ce marché », a-t-il avoué, déplorant la concurrence déloyale. Les entreprises brassicoles étrangères ne paieraient ni droits, ni taxes auxquels est soumise la Bralima, selon la même source.

La Bralima dit souffrir par ailleurs des décisions du gouvernement central consistant à augmenter les droits d’accises. «La bière est le produit le plus imposé fiscalement», s’est plaint Simon Mambu.

Celui-ci a expliqué que le consommateur de bière ou boisson gazeuse paie autour de 50 % des taxes. De plus, les droits d’accises augmentés par la Direction générale des douanes et accises (DGDA), en novembre dernier, a provoqué l’augmentation des prix des boissons et a entrainé aussi la diminution de la consommation.

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