Bas-Congo: ralentissement des activités économiques aux ports de Matadi et de Boma

Port de Matadi. Ph Don John Bompengo

Un ralentissement des importations est observé depuis près de deux mois aux ports de Matadi et de Boma, ont indiqué plusieurs négociants du Bas-Congo, incriminant la suspension d’importation des vieux véhicules décidée par le Gouvernement. Le vice-président provincial de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) a confirmé cette situation dimanche 18 août, estimant qu’elle serait à liée à l’activité économique au niveau national.

La présence d’un nombre élevé des containers déchargés par des navires avec diverses marchandises est un facteur d’augmentation un trafic portuaire, selon des sources locales. D’habitude, lorsqu’il y a engorgement, on pouvait compter jusqu’à 8 000 containers. Or, jusqu’à la fin de la semaine dernière, les mêmes sources faisaient état de près de 5 230 containers entreposés au port de Matadi.

Un élément qui explique le ralentissement d’activité, c’est la suspension la semaine dernière du système dit : « d’évacuations d’office»: en cas d’engorgement du port, les autorités avaient autorisé que les marchandises soient déchargés sur de gros véhicules, qui les acheminent directement vers d’autres espaces privés concédés par l’Etat (ports privés).

Le vice-président provincial de la Fec, Jean-Luc Bekama, a reconnue la baisse du rythme d’importations, déplorant son incidence négative sur l’économie provinciale:

«L’activité économique est plus centrée sur les ports de Boma et de Matadi. Et ces activités absorbent la plus grande main-d’œuvre de la province, notamment la jeunesse qui tourne autour des opérations de dédouanement […] : le dédouanement des marchandises containerisées, qui est une activité opérée par les grands transitaires et aussi le métier des déclarants débout

Il a estimé que l’interdiction d’importer des véhicules mis en circulation depuis plus de 10 ans enverra beaucoup de jeunes au chômage.

«Dans les mesures qui sont en train d’être prises, il faudrait que le Gouvernement voie d’un côté le fait que la République doit avancer et de l’autre penser qu’il y a des hommes et des femmes qui vivent des activités existantes et qu’en supprimant une activité, il faudrait trouver une activité palliative pour ne pas asphyxier les gens», a souhaité Jean-Luc Bekama.

Le gouvernement congolais avait interdit en octobre 2012 l’importation des véhicules d’occasion mis en circulation avant 2002.  Cette mesure était motivée «par la volonté de limiter l’impact nuisible des véhicules polluant l’environnement ». Après expiration du premier moratoire accordé aux importateurs, le 26 mars dernier, un autre délai supplémentaire avait été accordé du 17 avril au 17 juin 2013.

Mais, de son côté, le président national des importateurs des véhicules en RDC, Freddy Nkumu avait tout de suite qualifié cette mesure de «mal venue». Selon lui, le Gouvernement devrait d’abord baisser les frais de dédouanement des véhicules récents avant de penser à l’interdiction des plus anciens.

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