RDC: la croissance de l’économie contraste avec la pauvreté de la population

Une vendeuse comptabilise ses bons d’achat/Photo Jules Ngala

Le taux de croissance de l’économie congolaise est passé de 7,8% à 8% en septembre, soit une augmentation de 0,2%. Cette croissance est consécutive à sa production du mois d’août dans les secteurs des Mines, Commerce, Construction et de l’Agriculture. C’est ce qu’a affirmé le week-end dernier le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Mutombo Mwana Nyembo, lors de la 9e réunion du comité de la politique monétaire.

Les prévisions initiales de croissance de l’économie congolaise pour 2013 étaient de 8,2%. La RDC n’a pas atteint ce niveau à cause de la faiblesse de production à la fin du premier semestre 2013 et les incertitudes dans les grandes économies mondiales. En réalisant 8% de taux de croissance en septembre, l’économie congolaise a produit de bons résultats, s’est félicité le gouverneur Mutombo Mwana Nyembo.

Mais cette croissance contraste avec le vécu quotidien de la population congolaise, a-t-il reconnu.

Mutombo Mwana Nyembo a expliqué que la croissance de l’économie congolaise est soutenue par les secteurs des Mines, Commerce, Construction et de l’Agriculture, qui ne créent pas assez d’emplois.

« Il faut considérer que c’est une croissance de rattrapage. Pendant la décennie 90 qualifiée de décennie perdue, on avait connu une croissance négative. L’actuelle croissance est dite insuffisante parce qu’elle n’arrive pas à transformer les conditions sociales des Congolais. C’est une croissance tirée par un petit nombre d’activités des secteurs qui sont peu créateurs d’emplois », a poursuivi le gouverneur de la BCC.

Réduire la pauvreté

Au cours d’une vidéo conférence organisée lundi 7 octobre depuis Washington, la Banque mondiale a aussi reconnu que la croissance de l’économique de l’Afrique subsaharienne en général et de la RDC en particulier est positive et soutenue dans la durée.

Elle n’annonce d’ailleurs des croissances en perspectives des pays d’Afrique de près de 5% en 2013, 5% en 2014 et 5,5 en 2015.

Cette hausse en perspective est le résultat de la croissance enregistrée par l’Afrique il y a plus de dix ans, souligne la Banque mondiale, soutenue par l’accroissement des investissements publics privés.

La Banque mondiale a par ailleurs reconnu que cette évolution ne reflète pas les conditions sociales des populations qui vivent dans une «cruelle» pauvreté.

Pour réduite cette pauvreté des populations, elle a demandé aux gouvernements du continent africain d’être actifs, solides, avoir l’esprit d’ouverture et surtout asseoir toutes les actions publiques sur la bonne gouvernance.

Les Etats africains qui comptent plus sur les produits miniers comme la RDC, devraient diversifier leurs économies, investir beaucoup dans la santé, l’éducation, de l’agriculture et bien redistribuer les retombées des richesses du pays, propose l’institution de Bretoon wood.

La Banque mondiale a également invité les économies africaines à la prudence par rapport aux aléas du marché international, souvent marqués par la baisse des cours des matières premières sur le marché mondial.

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