RDC : les expatriés ont l’exclusivité de l’importation de beaucoup de produits, estime Fabrice Puela

Une vue des commercants et clients au Marché Municipal de Matete (Kinshasa/RDC), Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGA

Le député de l’opposition Fabrice Puela dénonce ce qu’il estime être une mainmise des expatriés sur l’importation de plusieurs produits de grande consommation comme les dentifrices, les piles électriques et les boîtes de conserve des sardines. Il accuse le gouvernement d’aider ces expatriés à détenir l’exclusivité pour l’importation de ces produits. Fabrice Puela a initié une motion à l’Assemblée nationale à ce sujet le week-end dernier.

Le député regrette que le gouvernement ne soutienne pas davantage les commerçants congolais.

«Dans le contexte congolais, non seulement l’économie est de plus en plus entre les mains des expatriés mais l’Etat congolais ne fait presque rien pour soutenir les commerçants congolais qui sont pris en otage par des expatriés. Ces derniers paient beaucoup d’argent au ministère de l’Economie et Commerce pour avoir l’exclusivité  des tous les produits stratégiques importés en RDC», affirme Fabrice Puela.

Le député cite notamment les cas des boîtes de conserve des sardines de marque Anny et du vin Muscador qui sont, selon lui, une exclusivité des entreprises appartenant à des expatriés.

Interrogé à ce sujet, le ministre congolais de l’Economie et du Commerce, Jean-Paul Nemoyato, a déploré une diffamation et une attaque gratuite.

Il a expliqué que tout entrepreneur congolais peut également obtenir l’exclusivité d’importer certains produits.

Selon Jean-Paul Nemoyato, le gouvernement congolais prend des mesures pour protéger les opérateurs économiques de la concurrence étrangère.

En octobre dernier, le gouvernement congolais avait annoncé vouloir obtenir la baisse des prix des produits de grande consommation, essentiellement alimentaires, en proposant des allègements fiscaux à des entrepreneurs congolais.

Par ailleurs, le ministre de l’Economie a invité les Congolais à avoir le goût de l’entreprenariat. « Quand on 10 000 ou 50 000 dollars, on peut monter une petite activité », a-t-il expliqué.

Jean-Paul Nemoyato a cité l’exemple de l’entreprise brassicole Brasimba qui a installé une usine moderne à Beni. «C’est un investissement, selon les chiffres qu’on m’a donnés, de plus de 100 millions de dollars américains», a-t-il ajouté.

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