La Banque mondiale prête à accompagner la libéralisation du secteur de l’électricité en RDC

Transformateur de la Snel au poste de distribution du courant électrique à Bandalungwa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le secteur de production et de distribution d’électricité est sur le point d’être ouvert aux privés en RDC. La loi sur la libéralisation de ce secteur votée au Parlement doit à présent être promulguée par le président de la République. Le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Eustache Ouayoro a invité samedi dernier les autorités congolaises à accélérer ce processus. Selon lui, la libéralisation de ce secteur est importante pour un pays comme la RDC qui compte cinq cent sites de production hydro-électrique.

La loi sur la libéralisation de l’électricité a été votée le 15 novembre au sénat. Elle offre l’opportunité aux privés de devenir opérateurs dans ce secteur. La Société nationale d’électricité (Snel), société publique, en détenait jusque là le monopole de fait, gérant la quasi-totalité des infrastructures.

Lire : RDC: la loi sur la libéralisation du secteur de l’électricité votée au Sénat

La Banque mondiale estime que la libéralisation du secteur de l’électricité réduira le contraste entre le nombre élevé de sites de production hydro-électrique et l’accès difficile à l’électricité.

Le taux d’accès à l’électricité en RDC est d’environ 9%, selon les chiffres rendus publics lorsque la loi sur la libéralisation du secteur est passée à la chambre haute du parlement. Eustache Ouayoro explique que la Banque mondiale est prête à appuyer le gouvernement pour inverser cette tendance :

« En fait, le défi pour nous tous, c’est ce paradoxe. Pays riche, 52 % des toutes les eaux d’Afrique se trouvent ici. Il y a cinq cents sites de productions hydroélectriques dans ce pays sur l ensemble du territoire sans avoir besoin d’attendre Inga. La matière première, c’est l’eau et c’est la pente. Vous avez les deux et vous pouvez produire l’électricité. Et nous sommes prêts à accompagner le gouvernement et les opérateurs privés à créer les conditions pour que ce développement du secteur hydraulique puisse se mettre en place pour que le secteur privé puisse se développer ».

D’où la nécessité de promulguer la loi sur la libéralisation du secteur, selon Eustache Ouayoro :

« Et c’est pour ca que la nouvelle loi sur la libéralisation du secteur électrique est une loi importante qui va permettre de débloquer de nombreuses opportunités pour ce pays  sans avoir besoin qu’on fasse Inga en 2022 ».

Les sénateurs qui avaient voté cette loi estimaient que la concurrence améliorerait les conditions de travail dans ce domaine et permettrait l’électrification des milieux urbains, périurbains et ruraux de la RDC.

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