Braconnage dans la Salonga: les populations locales initiées à de nouveaux métiers

Le Parc national de la Salonga, Equateur, RDC (www.google.fr)Le Parc national de la Salonga, Equateur, RDC (www.google.fr)

Le Parc national de la Salonga, Equateur, RDC (www.google.fr)

Les populations habitant à la lisière du parc national de la Salonga, dans la province de l’Equateur, vivent essentiellement de la chasse. En cette période de  fermeture de la chasse, quelques ONG environnementales appuient ces populations pour les amener à changer d’activité, ont indiqué, ce lundi 6 février, des sources locales.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF), le Réseau des aires protégées de l’Afrique centrale (Rapac), etc., interviennent en faveur de ces populations en partenariat avec l’Institut congolais de la conservation de la nature (ICCN), selon les lignes budgétaires définies par leurs bailleurs de fonds.

L’ICCN, qui supervise la Parc de la Salonga, entend réglementer la chasse pour les populations riveraines du parc en vue de permettre aux animaux de se multiplier. Pendant la fermeture de la chasse, l’ONG WWF appuie les paysans dans le secteur agricole et de pêche. Elle distribue des intrants agricoles aux associations d’agriculteurs et des intrants de pêche à celles de pêcheurs.

Le territoire de Monkoto, où se trouve ce parc, est très vaste. Cependant, la population se déplace difficilement, à cause du délabrement des routes. C’est ainsi que le Rapac aide les différentes communautés locales à réhabiliter des pistes routières pour désenclaver leurs villages.

Cette ONG finance actuellement les travaux de réouverture de l’axe routier Monkoto – Massamba vers Boende  avec la construction de dix ponts en béton. Ce tronçon a été abandonné depuis 20 ans. Les habitants de Monkoto espèrent que la réhabilitation des routes va leur permettre d’évacuer les productions agricoles vers les centres de consommation.

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