RDC: les conséquences de la coupe de la mangrove à Moanda

Parc marin des mangroves, à Moanda, novembre 2010.

Nicolas Shuku, environnementaliste et professeur à l’Université du Québec, déplore les conséquences de la coupe de la mangrove sur la côte occidentale de la RDC à Moanda. Cette déforestation n’est pas suivie d’un reboisement. Conséquence : cette forêt se « savanise ». Elle perd peu à peu les caractéristiques d’une forêt. 

«Dans un milieu forestier, comme dans la forêt équatoriale, quand on coupe les arbres, c’est la savanisation. Mais dans un milieu où il y a la savane, vous allez vers la désertification. On ne donne pas à la végétation le pouvoir de se régénérer », explique-t-il.

Dans cet extrait sonore, il déplore la menace qui pèse sur la mangrove à la zone côtière de Moanda au Bas-Congo:

Fichier audio : téléchargez Flash pour écouter.

Les mangroves sont parmi les écosystèmes les plus productifs en biomasse de la planète Terre. En outre, elles constituent des stabilisateurs efficaces pour certaines zones côtières fragiles suite aux cyclones et tsunamis et face aux effets du dérèglement climatique, incluant la montée des océans.

Le parc marin de mangroves a été créé en 1992 sur la côte atlantique de la cité de Moanda. Il forme un écosystème aquatique rare, dominé par les palétuviers. Dans ce parc, on trouve notamment le lamantin et la tortue marine, des espèces animales menacées par la pollution, la dégradation de leur habitat et la pêche illicite.

Selon l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) plus de deux cent cinquante tortues marines avaient été abattues entre 2007 et 2009. En outre, le banc de sable longeant la côte atlantique de Moanda jusqu’à Banana, autrement appelé «plage Ntonde», est envahi par plusieurs habitations et hôtels. Conséquence, les tortues marines qui venaient souvent nicher sur ce banc de sable, se font de plus en plus rares.

Le parc marin des mangroves est géré par l’ICCN, qui a vocation de sauvegarder toutes les aires protégées de la République démocratique du Congo.

Les environnementalistes recommandent de replanter un arbre après en avoir coupé un autre pour maintenir l’équilibre climatique.

En outre, les hydrologues préviennent que les inondations pourraient être de plus en plus spectaculaires, si le reboisement n’est pas respecté. Car, expliquent-ils, les arbres ont aussi pour rôle d’absorber les eaux. ​

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