Journal français de 18h de ce mercredi 04 février 2026
- Quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées. C’est le bilan provisoire de violents affrontements ce mardi entre la police et un groupe de bandits communément appelés kuluna, dans la cité de Panu, territoire d’Idiofa, province du Kwilu. Parmi les victimes, deux policiers et deux civils. D’après des sources locales, les violences ont éclaté à la suite de l’arrestation de chefs de gang, entraînant des représailles de la part des bandits.
- La police nationale congolaise fait son retour à Uvira après un mois et demi de repli stratégique opéré lors de l’incursion des rebelles dans cette deuxième ville de la province du Sud-Kivu. Les policiers entrent dans la ville d’Uvira par plusieurs colonnes depuis lundi jusqu’à ce mercredi 4 février 2026. Ce retour est doublement commenté par la population.
- Le commandement de la Police nationale congolaise dans la Tshopo a procédé à la restructuration de certains services internes. La police de circulation routière compte désormais deux services distincts. Cette mesure a été annoncée ce mardi lors d’une parade organisée par le commandant provincial de la PNC/Tshopo. L’événement coïncidait avec la clôture de la période de courtoisie routière décrétée par l’autorité provinciale.
- Au Nord-Kivu, un calme précaire observé ce mercredi dans plusieurs villages des territoires de Rutshuru, Masisi et Walikale, au lendemain d’intenses affrontements ayant opposé les combattants Wazalendo aux rebelles AFC-M23. Selon des sources locales, les combats de mardi se sont déroulés d’une part à Kivuma et Kanyangohe, dans le groupement de Bukombo (territoire de Rutshuru), où les rebelles auraient attaqué les positions des Wazalendo. D’autre part, dans la même matinée, des affrontements ont également été signalés dans les villages Kalonze et Kasopo, groupement Kisimba (territoire de Walikale).
- En Ituri, seize élèves d’une école primaire ont été grièvement blessés lundi après avoir été frappés par la foudre. Le drame s’est produit à Tchabi, situé à plus de cent kilomètres au sud de Bunia, dans le territoire d’Irumu. La foudre a touché l’enceinte de l’établissement au cours d’une forte pluie accompagnée d’orage. La coordination provinciale de la protection civile rappelle que plus de cinquante élèves avaient déjà été victimes de la foudre l’année dernière dans cette même localité. Elle invite les écoles à mettre en place des dispositifs de prévention, notamment l’installation de paratonnerres, afin de protéger les élèves.
- Au Nord-Kivu, plusieurs milliers d’enfants hors du système scolaire dans le territoire de Masisi vont bientôt bénéficier d’un appui visant à améliorer leur accès à l’éducation. C’est dans le cadre d’un nouveau projet de l’organisation ActionAid, lancé ce mercredi à Sake. Financé par l’Agence Italienne de la Coopération au Développement (AICS), le projet vise également à offrir aux femmes affectées par la guerre un environnement plus protecteur. Il s’étendra sur 18 mois, de février 2026 à juillet 2027.
- Cette guerre qui prévaut dans l’Est de la RDC affecte profondément le secteur de l ’Education. Dans la ville de Bukavu environ 5 mille enfants courent le risque d’abandonner la scolarité à cause des effets de la guerre qui frappe de plein fouet les économies de plusieurs ménages. Les enquêtes menées récemment par l’asbl « Initiative Éminent Mwanda Plus » de janvier à ce mois de février 2026 dans la ville de Bukavu démontrent que les perturbations des réseaux téléphoniques viennent aussi assener un coup mortel à l’économie déjà agonisante.
- Les ouvriers de l’entreprise Arabe Contractors, chargés des travaux de réhabilitation de la route Kananga–Kamuesha, observent une grève depuis lundi. Le chantier concerne le premier lot, long de 75 kilomètres, reliant Kamuesha (Kasaï) à Mbulungu (Kasaï-Central). À l’origine du mouvement, les travailleurs dénoncent l’absence de contrats de travail, affirmant exercer leurs fonctions depuis plus de quatre ans sans être officiellement engagés.
- A Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental, vingt (20) femmes candidates potentielles aux prochaines élections suivent depuis lundi une formation axée sur la confiance en soi, la communication de campagne et la participation électorale. Cette initiative, portée par la Fondation Internationale pour les Systèmes Électoraux (IFES), s’inscrit dans le cadre du programme She Leads, qui vise à accroître l’implication des femmes dans la vie politique et à renforcer leur rôle de leaders au sein de leurs communautés. /sites/default/files/2026-02/040226-p-f-journalfrancaissoir18h00-00_web.mp3



