Le secrétaire général adjoint aux droits de l’Homme de l’ONU Ivan Simonovic a souligné jeudi qu’il fallait éviter une “escalade du conflit” dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où l’armée combat des déserteurs ex-rebelles menés par le général Bosco Ntaganda.
“Je suis très préoccupé par les actes de violence récents qui résultent des défections”, dont celles de soldats de l’ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrée dans l’armée en 2009 après des accords de paix, a déclaré M. Simonovic à Kinshasa, au dernier jour de sa visite en RDC.
“Nous devons tout mettre en oeuvre pour éviter une escalade du conflit”, a-t-il ajouté, alors qu’a expiré l’ultimatum des Forces armées de la RDC (FARDC) aux mutins, que dirige pour partie le général Ntaganda, ex-chef d’état-major du CNDP en fuite près de la frontière avec le Rwanda.
L’officier supérieur est recherché par la Cour pénale internationale (CPI), et aussi par Kinshasa, qui le juge “responsable” des affrontements qui ont commencé le 29 avril dans la province instable du Nord-Kivu (est), surtout dans le territoire de Masisi, dont l’armée dit avoir repris le contrôle.
“Je suis encouragé par l’empressement des autorités de la RDC à agir contre Bosco Ntaganda”, car cela signifie que dans les Nord et Sud Kivu, “tous les crimes seront poursuivis avec succès, peu importe l’auteur du crime”, a précisé M. Simonovic.
“Il est très important que la sécurité soit restaurée dans les zones que les soldats rebelles ont quittées et que les civils soient protégés. (…) C’est d’autant plus important si on considère le mauvais passif de Bosco Ntaganda et de ses déserteurs en termes de droits humains”, a-t-il insisté. Lire la suite sur Afreeknews.com







