FRANCE : Le conflit entre Valérie Trierweiler et Ségolène Royal trouble la présidence Hollande - Le Monde

Jusqu’ici, il n’avait pas commis la moindre erreur. Pas la plus petite faute. Ni pendant une campagne présidentielle marquée par une prise de risque minimale, au cours de laquelle il avait protégé, conservé en gestionnaire prudent, son avance dans les sondages Ni depuis son installation à l’Elysée et celle de son équipe gouvernementale, réglées dans un bel ordonnancement de communication, malgré une sortie de Cécile Duflot  la ministre écologiste de l’égalité des territoires et du logement, sans réelle conséquence, sur la légalisation du cannabis.

Mardi 12 juin, juste avant midi, le président Hollande a connu sa première secousse, limitée à quelques mots de Valérie Trierweiler, sur son compte Twitter  mais de forte amplitude : “Courage à Olivier Falorni qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d’années dans un engagement désintéressé.” Soit un soutien appuyé de la “première dame” au candidat socialiste dissident dans la 1re circonscription de Charente-Maritime, en opposition à la ligne du président, qui venait juste d’assurer officiellement Ségolène Royal de son soutien.

“C’EST UNE MAUVAISE PLAISANTERIE”

L’annonce du choix du chef de l’Etat, sous la forme d’un court texte destiné à figurer sur la profession de foi de Mme Royal, en fort délicate posture, a été connue mardi peu avant 10 heures. Le tweet de sa compagne a été diffusé à peu avant midi. Mme Trierweiler aurait-elle mal pris de n’avoir pas été informée au préalable des quelques mots du président, validés par lui, lundi après-midi, avant d’être transmis à Mme Royal ? Force est de constater qu’elle semble n’avoir pas apprécié ce soutien et qu’elle l’a fait savoir. Au point de prendre, à son tour, M. Hollande et son équipe par surprise. Lire la suite sur Le Monde.fr