Alors qu’au moment de son indépendance la RDC avait le système de santé le mieux organisé et parmi les plus performants d’Afrique, aujourd’hui le système de santé congolais est parmi les moins performants du monde et avec un rôle prépondérant des acteurs non – étatiques. Comment expliquer cette situation ?
Aujourd’hui dans un contexte social marqué par la présence d’un grand nombre de maladies (paludisme, sida, etc.) avec des guerres qui ne finissent jamais, le gouvernement congolais ne jure que par la révolution de la modernité. Pourtant, le Programme minimum de partenariat pour la transition et la relance (PMPTR, en 2004) constate que dans les années qui ont suivi l’indépendance, les efforts concertés de l’Etat, de la coopération multilatérale et des ONG laïques et religieuses avaient fait qu’à cette époque, le secteur de la santé publique en RDC avait développé une réputation d’excellence et d’innovation et ce, tant sur le plan institutionnel que sur celui de la R&D (dans les années 70 l’introduction du système de zone de santé fut plus tard reprise dans nombre de pays africains).
Les exploits réalisés à cette époque se sont effrités au cours des années 80 (année d’adhésion au PAS), du fait du manque d’investissement, de la mauvaise gestion et de la corruption. Et l’Etat ayant jeté l’éponge, l’alternative a été le privé (lucratif et non lucratif). Il sied d’observer ici que dans le secteur de la santé en RDC, il n’y a quasiment aucune démarcation entre le lucratif et le non lucratif (à savoir les confessions religieuses) en termes de fixation des prix de soins.
Dans le secteur de la santé en RDC, le privé joue un rôle actif dans l’offre des services sanitaires (parfois de qualité douteuse). Le secteur privé gère un nombre important de centres de santé et la moitié des hôpitaux sur l’ensemble du territoire Congolais. Il participe aussi au financement du système de santé et ce, à travers des contributions sur les frais de consultation ou examens médicaux et les contributions directes pour compléter les salaires. Lire la suite sur afrik.com







