La Francophonie demande des sanctions pour les exactions dans l'Est de la RDC - Nouvel Obs

KINSHASA (AFP) – La Francophonie a demandé dimanche “des sanctions ciblées” contre les auteurs de violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), à la clôture de son sommet à Kinshasa, marquée par la vive réplique du pouvoir congolais aux critiques sur l’état de sa démocratie.

Le président Joseph Kabila a saisi l’occasion de la conférence de presse finale du sommet pour avoir le dernier mot dans les échanges qu’il avait eus à Kinshasa avec le président français François Hollande, reparti samedi soir.

“La RDC, notre pays, est fier de la démocratie exercée dans ce pays. La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de démocratie, de liberté, de la situation des droits de l’homme”, a-t-il insisté. “Nous pratiquons la démocratie dans ce pays par conviction. Conviction, et non pas par contrainte”, a-t-il dit.

François Hollande avait estimé que la situation en RD Congo était “tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l’opposition”. Il avait aussi tenu à rencontrer, à Kinshasa, le principal opposant, Etienne Tshisekedi, qui conteste toujours la victoire de Joseph Kabila aux élections de 2011, marquée par de nombreuses fraudes.

Au côté de M. Kabila à la conférence de presse, la ministre française de la Francophonie, Yamina Benguigui, a dû répondre, embarrassée, à une question ironique sur “le jeu du chat et de la souris” joués par la France et la RDC sur la question des droits de l’homme. “Il n’y a pas de jeu”, a-t-elle répondu.

Elle a présenté la RDC comme un “immense pays avec une jeune démocratie” et a ajouté: “si l’on peut apporter un peu plus sur la situation des droits de l’homme, ce pays, déjà très grand, sera beaucoup plus fort”.

Le président Kabila a quitté la salle sans saluer Mme Benguigui. Lire la suite sur tempsreel.nouvelobs.com