Tricherie aux examens : une pratique qui s’enracine dans le système éducatif

La tricherie lors des examens devient une pratique de plus en plus répandue dans les milieux scolaires et universitaires. Poussés par la pression des résultats et le désir d’obtenir de bonnes notes, certains étudiants n’hésitent pas à recourir à des méthodes de plus en plus sophistiquées pour contourner les règles. Parmi les stratégies utilisées : copie sur les voisins, plagiat, antisèches dissimulées, utilisation de l’internet via des appareils discrets, voire recours à des « mercenaires » chargés de composer à leur place. Certains vont jusqu’à surveiller les surveillants eux-mêmes, les distrayant pour mieux opérer en toute tranquillité.

Dans un entretien avec Jody Nkashama, le psychologue Polydor Tangeli explique que cette tendance à la tricherie est souvent liée à un manque de confiance et d’estime de soi. « Il est nécessaire de prendre des dispositions pour réduire tant soit peu la tentation de tricher lors des examens », affirme-t-il.

Vers une prise de conscience collective

 Face à ce phénomène, des voix s’élèvent pour appeler à une réforme des méthodes d’évaluation, à une meilleure sensibilisation des étudiants, et à un renforcement de l’encadrement pédagogique. Car au-delà des notes, c’est la crédibilité du système éducatif qui est en jeu.

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