
Volker Türk, Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme rapporte ce mardi 9 septembre que sa mission déployée en République démocratique du Congo (RDC) a établi que toutes les parties impliquées dans la récente et choquante escalade de violence dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu ont commis des violations graves et des atteintes au droit international des droits humains et de graves violations du droit international humanitaire.
Il l’a indiqué alors qu’il prononcé son discours au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, lors du dialogue interactif renforcé avec la mission d’établissement sur la situation dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
« Peu d’endroits au monde sont confrontés à une crise aussi grave et urgente que celle que traverse la République démocratique du Congo. Une surveillance et des rapports indépendants et impartiaux peuvent contribuer à établir précisément ce qui s’y passe, à des fins de vérité, de justice et de reddition des comptes », a indiqué Volker Türk.
Il rapporte que la mission a constaté que le M23, soutenu par les Forces de défense du Rwanda (RDF), d'une part, et les Forces armées de la RDC et les groupes armés affiliés, d'autre part, ont commis des crimes de guerre. Elle a aussi conclu que le M23 pourrait avoir commis des crimes contre l'humanité.
Le Rwanda et la RDC ont des responsabilités en vertu du droit international pour leur appui à des groupes armés connus pour avoir commis de graves atteintes aux droits humains.
Pour Guillaume Ngefa, ministre d’État en charge de la Justice, la RDC exprime sa volonté de répondre avec sérieux aux préoccupations exprimées dans le rapport et de poursuivre un dialogue constructif avec ce conseil. Il note aussi que le conflit dans l’est de la RDC et un conflit armé international. Il est alimenté, poursuit-il, par une agression menée par le Rwanda et ses supplétifs.






