Le président du parti politique Démocratie chrétienne (DC), Eugène Diomi estime la révision de la Constitution n’est pas une priorité, ni le dialogue pour l’instant en RDC.
Lors d’un point de presse, tenu jeudi 21 mai à Kinshasa, il propose à la place la mise en œuvre d’un état d’urgence nationale pour récréer l’unité et la cohésion nationale, gage de tout développement.
Pour lui, la situation sécuritaire qui sévit dans l’est du pays ne permet pas d’organiser, ni d’envisager l’organisation des référendums en vue d’un éventuel changement de constitution.
Pour arriver à cette fin Eugène Diomi préconise au président à décréter un état d’urgence nationale :
«Le pays est agressé. Comment peut-on changer la Constitution au moment où le pays n’est pas uni. Soyons unis pour récupérer le Congo dans son entièreté avant de parler changement de la constitution ou encore dialogue. Nous devons d’abord tout faire pour récupérer les villes de Goma et Bukavu ».
Des avis partagés sur le changement de la constitution
Depuis la proposition du changement de constitution en RDC, les avis des partis politiques, sociétés et groupes religieux de la république restent divisés.
Pour les parties de l’opposition, ils accusent le camp présidentiel de vouloir préparer un troisième mandat du Président Félix Tshisekedi ou encore un glissement électoral.
Alors que pour les parties de la majorité, ce changement de constitution répond aux multiples manifestations de soutien observées en faveur d'une évolution du texte fondamental du 18 février 2006.








