
Des femmes de Goma exigent un cessez-le-feu effectif dans l’Est de la RDC.
Elles ont formulé cette recommandation à l’issue de la réunion stratégique de haut niveau du Comité consultatif pour les femmes, la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs, organisée du 3 au 4 mai à Nairobi, au Kenya.
Pendant deux jours, la médiation togolaise ainsi que les facilitateurs du processus de paix conduit par l’Union africaine pour l’Est de la RDC et la région ont tablé sur la consolidation de la paix portée par les communautés.
Des femmes de Goma ont activement participé à cette rencontre en ligne depuis les installations de la MONUSCO.
Nathalie Kone Traoré, de la section genre de la mission onusienne à Goma, salue cette participation, même à distance, car pour elle, la voix des femmes de l’Est de la RDC ne devrait pas manquer dans ces assises.
« En fait, les femmes impliquées dans le processus de paix ont été invitées à Nairobi, au Kenya. L’objectif était de participer à cette réunion de haut niveau avec les facilitatrices, ainsi que les anciens chefs d’État présents. Malheureusement, avec la crise d’Ebola et les restrictions aux frontières qui ont été imposées, elles n’ont pas pu se déplacer. C’est dans ce cadre que le chef du bureau a accepté que, dans le respect des mesures barrières, elles puissent utiliser les installations de la MONUSCO afin de participer ensemble à cette réunion, au cours de laquelle il y a eu des interventions depuis Goma », a-t-elle fait savoir.
Pour Nathalie Kone Traoré, la crise dans la région des Grands Lacs renvoie directement à celle qui couve en RDC.
Elle estime par ailleurs que la présence de ces femmes leaders à cette réunion a apporté une valeur ajoutée aux plaidoyers menés pour la restauration de la paix dans cette contrée.








