
Le Président Félix Tshisekedi a annoncé, le 27 août, la convocation prochaine d’un dialogue national destiné à permettre aux Congolais de rechercher ensemble des solutions aux crises qui affectent le pays, notamment l’insécurité dans l’Est.
Présenté comme un processus partant de la base, le dialogue doit débuter par des consultations dans les chefs-lieux des provinces, avant une phase finale à Kinshasa. Il sera ouvert aux Congolais de tous horizons, y compris de la diaspora, avec toutefois des exclusions liées aux groupes armés. Le Chef de l’Etat affirme également que ces assises ne visent pas à remettre en cause les institutions de la République et que l’ensemble du processus devrait durer au maximum trois mois.
Mais la démarche est rejetée par l’opposition. La Coalition Article 64 (C64) estime que les consultations annoncées ne constituent pas un véritable dialogue national inclusif et les considère comme une diversion. Elle demande notamment un cadre consensuel, des garanties d’inclusivité et que le dialogue puisse s’attaquer aux causes profondes des crises sécuritaire, politique et sociale. La C64 maintient également son opposition à toute révision constitutionnelle susceptible, selon elle, d’ouvrir la voie à une prolongation du pouvoir de Félix Tshisekedi au-delà de 2028.
-Quelle analyse faire de l’initiative de dialogue national annoncée par Félix Tshisekedi ?
Invités :
- Patrick Matata Makalamba, professeur et député national élu de la ville de Kisangani dans la province de la Tshopo. Il est également cadre de l’UDPS, parti politique membre de l’Union sacrée de la nation.
- Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa, ancien député du Nord Kivu et premier vice-président du parti Politique de l’opposition Engagement citoyen pour le développement (ECIDE).
-Alidor Tshibanda, docteur en Sciences politiques de l’Université de Kinshasa et enseignant à l’Université pédagogique nationale (UPN). Il s’intéresse à l’Etat et à la démocratie./sites/default/files/2026-09/31082026-p-f-dec-00_web.mp3








