Le recrutement des chauffeurs étrangers par la socitété Sivicom, une entreprise kenyane, qui exécute les travaux de réhabilitation du tronçon routier Aru-Durba-Watsa, serait à la base de ce mecontement, rapporte radiookapi.net
Les manifestants étaient une centaine. Ce vendredi matin, ils s’étaient regroupés sur l’artère principale de la cité d’Aru pour empêcher le passage à tout véhicule de cette entreprise. Pour l’exécution des travaux routiers, Sivicon a confié les engins lourds exclusivement aux conducteurs étrangers : ougandais, kenyans et tanzaniens. Ce qui est injuste et ne se justifie pas, selon eux.
rn«Ils nous ont dit qu’ils avaient besoin de chauffeurs et que nous pouvions faire des demandes d’emplois. Chose qui a été faite. Après, ils nous ont demandé des permis de conduire. Ce qui a été fait. Ensuite, ils ont exigé que nous leur en fassions des photocopies. Nous nous sommes exécutés. Quelle n’a pas été notre surprise, lorsque le chantier a été ouvert, quand ils nous ont dit qu’ils avaient leurs propres chauffeurs, et qu’ils n’allaient pas engager les Congolais», a déclaré l’un des manifestants. «En quoi les Ougandais sont-ils plus expérimentés que nous. Qu’ils nous soumettent à un test avant de nous disqualifier», a poursuivi ce manifestant.
Contacté, l’administrateur d’Aru, Faustin Drakana, a pour sa part jugé anticipée la réaction des manifestants. D’après lui, l’examen des demandes d’emploi des Congolais se poursuit. Dans tous les cas, l’administrateur d’Aru a promis de réunir ce vendredi même dans l’après-midi les représentants des manifestants et les responsables de l’entreprise Sivicon.







