Alors que l’humanité dénombre, selon le secrétaire général de Nations Unies, chaque année 15000 personnes victimes de ces engins, le district de l’Ituri en RDC compte 94 victimes depuis 2003, rapporte radiookapi.net
La convention sur les mines antipersonnel est ouverte aux états depuis dix ans. A ce jour, près de 153 pays y ont ratifié. Etablissant un bilan des activités antimines, le Secrétaire Générale des Nations Unies a indiqué quelques avancées considérables. Au nombre de celles-ci, il a cité la destruction de 40 millions des mines, la cessation de la production, de la vente et du transfert, le déminage des vastes zones. Toutes ces actions s’inscrivent dans le cadre de l’application de la convention relative aux droits des personnes avec handicap. Ce texte réglementaire est ouverte aux états et vise à garantir les droits de tous quelle que soit leur infirmité.
A en croire Langis Langlois, l’ officier des opérations du centre de coordination antimines des Nations Unies à Bunia, certaines zones de l’Ituri sont encore polluées par des mines antipersonnel. Mongwalu et Mwanga figurent parmi les zones à risque. Le dernier cas en date est celui d’une maman tombée victime le 02août 2006 d’un accident dû aux mines antipersonnel.
En dépit de cette situation désastreuse, les travaux de déminage de ces Zones se poursuivent, a confié ce responsable du centre de coordination de lutte antimines. Concernant le retour de la population à ces endroits, cela ne sera effectif qu’après vérification de la non existence de ces engins destructeurs. Ainsi, à coté de la population de cette partie de la Rdc qui subit encore le contrecoup de ces mines antipersonnel, des millions d’autres personnes disséminées à travers le monde vivent aussi dans la crainte des mines terrestres et des restes explosifs de guerre.
Dans son message lancée à l’occasion de cette journée, le Secrétaire Générale des Nations Unies a invité tous les états non signataires de cette convention d’y adhérer. Aussi, face aux conséquences néfastes de ces mines antipersonnel, il a demandé à la communauté internationale et aux états de redoubler d’efforts en vue d’éliminer les effets de ce type de munitions sur la population civile.








