Les pillages ont été perpétrés le 25 mars dernier dans la commune de Lubunga à Kisangani. Les victimes de ces pillages demandent d’être dédommagées. Elles l’ont exprimé à travers une correspondance adressée au gouverneur de province. Mais ce dernier préfère parler de «biens saisis que de pillages », rapporte radiookapi.net
Les petits commerçants qui se disent victimes, allèguent que la vie devient difficile. Ce petit commerce pillé leur permettait de nourrir leurs familles. L’un d’eux témoigne : « Etant donné que nos biens ont été pillés par des éléments de la 15e brigade, nous demandons de l’aide au gouverneur de province. Qu’il nous dédommage. Cela pour nous permettre de redémarrer nos activités. La vie devient difficile pour nous. Il nous est difficile de recommencer notre petit commerce. J’ai un enfant qui doit passer ses examens d’Etat. Je ne peux plus payer la prime et d’autres frais pour lui permettre de participer aux épreuves scolaires.»
Contacté à ce sujet, le gouverneur intérimaire reconnaît la pertinence de la revendication des victimes. En revanche, Joseph Bangakya préfère parler de« saisie des biens » de la population plutôt que de pillage. Il promet que le gouvernorat peut appuyer les victimes et non les dédommager. Car, selon lui, la justice est en train de faire son travail.
Pour rappel, les éléments de la 15e brigade avaient pillé les biens de la population sur les boulevards Hassan II et Opala dans la commune de Lubunga. C’était le 25 mars dernier lors de l’enterrement de l’un des leurs. Ce dernier avait été tabassé à mort par une foule en colère qui l’avait attrapé en flagrant délit.








