Tshikapa : délinquance, incompréhension entre la mairie et la justice

A la base de cette incompréhension, le manque des structures de rééducation des jeunes en conflit avec la loi. L’autorité urbaine de Tshikapa se dit exaspéré d’être toujours contraint de prendre à sa charge des mineurs en situation irrégulière, rapporte radiookapi.net

Le dernier cas en date est celui d’un certain nombre d’enfants remis le week-end dernier à la mairie. Sur la liste, figure un mineur de 15 ans qui venait de passer mois en détention préventive à la prison. Selon le maire de Tshikapa, Albert José Mutombo, ce mineur lui a été confié alors que son état de santé était devenu critique. Il l’a aussitôt envoyé dans un centre de santé de la place.

Le magistrat du tribunal de Tshikapa estime pour sa part, que c’est pour parachever la rééducation des enfants à problème que ceux-ci sont envoyés à la mairie. Cela, par manque de structures sociales d’encadrement crédibles, a-t-il ajouté. Concernant le mineur de 15 ans, le magistrat a précisé qu’il s’agit d’un enfant de la rue accusé d’avoir détourné des biens d’autrui. Il a été déféré devant le juge d’enfants.

Notons qu’à la prison centrale de Tshikapa, il n’existe pas de pavillon réservé aux mineurs. Les adultes et les enfants en conflit avec la loi vivent en proximité, dans un bâtiment qui, selon le maire, n’avait pas été construit pour devenir une prison.