Il ne reste plus que 60 poches de sang pour des interventions urgentes, affirme le médecin responsable du programme national de transfusion sanguine, PNTS. Selon lui, il risque d’y avoir une nouvelle pénurie à Kisangani et ses environs, rapporte radiookapi.net
La rupture du stock de sang est à la base du dysfonctionnement de plusieurs établissements médicaux en matière de transfusion sanguine. Le centre Gracia est une fondation spécialisée dans le traitement des anémiques SS. Selon son gestionnaire, Eugène Labama, la carence du sang propre pour la transfusion a provoqué une augmentation des décès dans cette formation médicale. « Ces deux mois, comme il y a rupture au niveau du centre provincial de transfusion sanguine, nous encaissons vraiment des décès ici. On a déjà atteint 10 décès par manque de sang. »
Pour le Dr Robert Kabemba, coordonnateur du PNTS, c’est le manque de moyens financiers qui est à la base de cette situation. Certains centres de santé en arrivent à pêcher contre la déontologie médicale, en faisant des transfusions de sangs insuffisamment testés. « La rupture était du au moyen qui pouvait nous emmener à faire des collecte de sang. Nous avions sensibilisé, mais on n’avait pas de moyens pour la collecte. Il y a eu des conséquences, d’autant plus que certains centres ont pu faire la transfusion sana qu’on puisse tester à tous les marqueurs. Il y a eu maintenant recrudescence de donneurs payés, qui pouvaient donner facilement leur sang. »
Face à cette situation, la coordination générale du PNTS a appuyé l’institution du Dr Kabemba en quelques intrants le week-end dernier. Celui-ci a pu collecter 200 poches de sang, qui ne serviront malheureusement qu’à 3 ou 4 jours.




