Bokoro : développement endogène, une expérience alliée à la guérison spirituelle

Plus de 14 000 personnes venues de différents coins du pays et d’Afrique ont afflué dans la cité de Bokoro, à près de 230 kilomètres de Bandunduville, à la recherche d’une guérison spirituelle. Au-delà de cette quête, le guérisseur, un abbé, fait participer ses « patients » au développement endogène de la cité elle-même, rapporte radiookapi.net

Le site du rite se trouve à l’entrée de Bokoro. C’est un camp de plus de 6 000 cases construites en paille, dénommé « Liziba ya Kristu Mobikisi ». Des milliers de personnes vivent dans ce camp, dans l’attente d’une guérison miracle de la part de l’abbé Bienvenu Boninga.

Mme Blandine Tyty, venue de Boma, dans le Bas-Congo, l’une des personnes à avoir déjà eu cette guérison raconte : « > Nous étions attirés par les témoignages. Moi je ne mettais pas au monde, mon mari n’avait pas d’emploi. Grâce aux prières de l’abbé, tout a marché : j’ai accouché et mon mari travaille. »rn rnSelon l’abbé guérisseur, son rite est basé sur le principe du travail comme moteur de développement individuel et collectif. « J’ai toujours pensé allier évangélisation et promotion humaine. Je fais un ministère d’accompagnement spirituel beaucoup plus étroit. Le Seigneur, après avoir nourri les gens en parole de Dieu, il les a aussi nourris du pain. Parce que le développement chez nous est un développement pour le peuple, avec le peuple et par le peuple. Je compte plus les amener eux-mêmes à réfléchir sur leur situation concrète, à créer quelque chose pour soulager leur misère », explique-t-il.
rnAinsi, grâce à cette philosophie, un aérodrome, une université, un centre culturel et un barrage hydroélectrique en chantier, sont autant d’œuvres réalisées dans cette cité avec l’implication des personnes en quête d’une guérison miracle auprès de l’abbé Bienvenu Boninga. Et cela, au plaisir de l’autorité administrative locale. « Bien qu’il soit religieux, il m’aide beaucoup pour le développement de Bokoro », a reconnu le chef de cité, M. Paul Mbey.