Kisangani : fin ce lundi de l’ultimatum lancé par le maire aux enfants de la rue

Pour le maire de la ville, ces enfants doivent soit s’inscrire sur la liste de la mairie afin de participer aux travaux de salubrité publique, soit regagner leurs familles. Les récalcitrants seront traqués par la police à partir du 1er avril. Pourtant, à quelques heures de l’échéance, seule une trentaine d’enfants sur plus de deux mille se sont fait enregistrés, note radiookapi.net

Le maire justifie sa décision par des raisons sécuritaires. Les adultes récalcitrants seront arrêtés pour être associés aux travaux d’insalubrité publique. Quant aux mineurs, ils seront orientés par la police spéciale pour la protection des enfants soit dans leurs familles respectives, soit dans les centres d’encadrement qui les accepteront. L’application de cette disposition se révèle tout de même difficile, certains enfants étant dans la rue parce qu’accusés de sorcellerie par leurs propres familles. D’autres enfants refusent d’intégrer les centres d’encadrement.

L’Unicef, la section de la protection de l’enfance de la Monuc ainsi que d’autres ONG de défense des enfants craignent un débordement et un échec de cette opération. Pour ces partenaires de la protection de l’enfant, l’opérations devrait être reportée, afin d’envisager des mécanismes plus efficaces pour sa réussite. Ce que le maire de la ville n’accepte pas.