L’acteur de théâtre à la télévision en Amérique latine et ambassadeur de bonne volonté du HCR, Osvaldo Laport, vient de boucler une tournée de 3 jours au Nord-Kivu. Son constat : les gens vivent une situation de paix, mais une paix ambiguë. Les anciens camps de déplacés de dégonflent mais, au même moment, de nouveaux camps, bien que moins importants, se forment. Osvaldo Laport promet, une fois retourné en Amérique latine, de commencer un plaidoyer en faveur des organisations caritatives de cette région où, dit-il, le drame humanitaire des déplacés et des femmes violées est loin d’être terminé, rapporte radiookapi.net
Originaire d’Uruguay, Osvaldo Lapor vit en Argentine. Après 72 heures passées au Nord-Kivu, il constate que, par exemple, le camp de Kibati, qui comptait 60 000 déplacés il y a quelques mois, n’en compte plus aujourd’hui que 10 000. Mais au même moment, ajoute-t-il, de nouveaux camps se forment autour de Goma, avec de nouveaux déplacés. Osvaldo Laport pense que les organisations qui s’occupent de ces déplacés, notamment le HCR, ont besoin des moyens pour leur venir en aide. Et, c’est à cela qu’il va s’employer dès son retour en Amérique latine.
L’acteur uruguayen espère pourvoir aider cette partie du monde, surtout que les organisations humanitaires comme le HCR dépendent beaucoup des volontaires. « C’est pour cela qu’il faut transmettre le message afin que la communauté se mobilise », insiste-t-il.
Mais il y a aussi des femmes et filles violées qui ont également besoin d’aide. Au moins 500 d’entre elles sont prises en charge dans différentes structures spécialisées de Goma. Osvaldo Laport les a également visitées avec son équipe de reportage, et promet de faire rapport.
Sa visite au Nord-Kivu a également été l’occasion de se rendre compte du travail qu’effectuent sur le terrain les Casques bleus de la Monuc issus de son pays natal, l’Uruguay. Il se dit réjoui de cette mission qu’il qualifie lui-même d’« exaltante » pour le retour de la paix en RDC.








