La capitale éthiopienne accueille, depuis ce mercredi, plus de 400 chercheurs, économistes, représentants des gouvernements et institutions financieres continentales. Il s’agit de la quatrième conférence économique africaine dont l’objectif est de proposer des solutions pour le développement de l’Afrique dans une ère de crises financières et économique, rapporte radiookapi.net
La Conférence économique africaine veut renforcer la prise de conscience des défis auxquels le continent africain est confronté. Elle veut également amener les Etats à mieux cibler les politiques et opérations de développement. Ces politiques aideront les pays africains à afficher une performance économiques et à reduire la pauvrété. L’économiste en chef de la Banque africaine de développement, Docteur Louis Kasekende, a lancé la sonnette d’alarme dès l’ouverture de la conference : « Il y a besoin de retourner l’Afrique sur le chemin de la croissance économique afin d’atteindre les objectifs du millénaire et assurer l’accès aux services publics de qualité.» Cette reprise de performance économique donnerait, selon le responsable de la BAD, l’opportunité de santé et des emplois pour les filles et les fils du continent.
rnSpectre d’une récession sur le continentrn rnLes crises financière et économique mondiales ont anéanti brusquement les espoirs de reconstruction du continent suite à la chute des matières premières, en particulier minières et minéralières. Des pays tels que la République démocratique du Congo, la Zambie et l’Afrique du sud, à vocation minière prononcée, ont été plongées dans la récession en fin 2008. Les effets néfastes ne se sont pas fait attendre sur l’emploi et l’économie réelle de ces pays. En RDC, par exemple, plus de 300.000 creuseurs artisanaux se sont retrouvés sans occupation, les recettes provenant l’exportation du cuivre, du cobalt, du bois et du pétrole diminué de plus de 50% en début de cette année. Ce n’est qu’à la fin du premier semestre 2009 que certains secteurs du pays ont redémarré légèrement laissant une depreciation de la monnaie nationale et une inflation galopante. Comparé a septembre 2008, le taux de change du Franc congolais face au dollar américain a augmenté de plus de 40%. L’économie réelle en a payé les frais avec de petites entreprises fermées et des licenciements massifs dans certains secteurs tels que les télécommunications. La situation n’est pas plus rose dans d’autres pays de l’Afrique sub-saharienne.
rnLes gouvernements interpellésrn rnCertes, des gouvernements africains ont pris certaines mesures pour amortir les chocs extérieurs. Mais certains responsables des institutions financières internationales estiment que les différentes mesures ont failli. « Cette 4e conférence économique africaine permettrait aussi de trouver des solutions africaines aux défis africains », a estimé l’économiste en chef de la Bad. Outre l’aide apportée par les institutions financières internationales au pays africains, le forum d’Addis Abeba voudrait interpeller les dirigeants à renforcer la recherche sur les questions économiques et à partager ces informations entre pays au sein des organisations sous-régionales. Une autre solution que préconiseraient les participants à cette conférence pourrait bien être l’intégration de la diaspora dans la recherche de la stabilité économique.
La Conférence économique africaine est organisée par la Commission économiques des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et la Banque africaine de developpement (BAD) chaque année depuis 2006. Cette quatrième édition se clôture le vendredi 13 novembre 2009.







