Monusco : Consultants chargés d’analyse des risques liés aux conflits communautaires (6)

SIX CONSULTANTS NATIONAUX CHARGÉS D’ANALYSE DES RISQUES LIÉS AUX CONFLITS COMMUNAUTAIRES EN PRÉVISION DES PROCHAINES ÉLECTIONS

DATE LIMITE DE DÉPÔT DES CANDIDATURES : Le 24 février 2015

DATE DE PUBLICATION : Le 12 février 2015

TYPE ET DUREE DU CONTRAT : 2 mois

LIEU D’AFFECTATION & NOMBRE DE POSTE : Bandundu, Matadi, Mbandaka, Mbuji‐Mayi, Kananga et Kindu (6 postes)

NUMÉRO DE L’AVIS DE VANCE : MONUSCO/

  1. A.    CONTEXTE

1. Le 24 février 2013 à Addis‐Abeba, la République démocratique du Congo (RDC) et 10 pays voisins ont signé l’Accord‐cadre pour la paix, la sécurité et la coopération (PSCF) pour la RDC et la région dans le but de mettre fin aux cycles récurrents des conflits. Le PSCF a été signé sous les auspices de quatre garants, à savoir, les

Nations Unies, l’Union africaine, la Communauté de Développement de l’Afrique Australe et la Conférence

Internationale pour la Région des Grands Lacs (11 + 4). Fin 2013, le Soudan du Sud et le Kenya ont rejoint également l’Accord‐cadre, portant à 13 le nombre total des signataires. Le PSCF décrit sept engagements régionaux pour les 13 signataires et six engagements nationaux pour la RDC, mais aussi un ensemble de cinq engagements pour la communauté internationale. Par le biais de résolution 2098 (2013), le Conseil de sécurité a approuvé la nomination par le Secrétaire général d’un Envoyé spécial pour la région des Grands Lacs (SESG) pour soutenir le processus de paix.

2. La MONUSCO est appelée par le Conseil de sécurité à appuyer les efforts des autorités de la RDC pour mettre en œuvre les réformes prévues par l’Accord‐cadre et pour stabiliser l’est du pays à travers ses six engagements. Dans ses résolutions 2098 (2013) et 2147 (2014), le Conseil invite le SESG, en coordination avec le Représentant spécial du Secrétaire général, à continuer “à diriger, coordonner et évaluer le respect des engagements nationaux et régionaux pris dans l’Accord‐cadre”. En collaboration avec le SESG, le Représentant spécial devra «soutenir, coordonner et évaluer la mise en oeuvre des engagements nationaux», notamment :

(i) réforme du secteur de sécurité, (ii) consolidation de l’autorité de l’État, (iii) décentralisation, (iv) développement économique, (v) réforme structurelle des institutions de l’État, (vi) réconciliation, tolérance et démocratisation.

3. En mai 2013, le Mécanisme National de Suivi (MNS) de l’Accord‐cadre a été mis en place en RDC par un décret présidentiel. La seule structure permanente dans le MNS est son Comité exécutif. Les deux autres structures, le Comité directeur et le Conseil consultatif, ne se réunissent que par sur décision du Président de la République congolais.

4. Les bons offices et le plaidoyer de la MONUSCO ont conduit à une participation effective de toutes les parties prenantes dans le processus de formulation des benchmarks de l’Accord‐cadre. Le Comité technique d’organisation, établi par le MNS afin d’accompagner le processus de benchmarking, a officialisé et redynamisé le partenariat entre le MNS avec la société civile, le gouvernement et les Partenaires Techniques et Financiers. Le processus a commencé le 19 septembre 2013 avec la validation des critères et indicateurs des trois premiers engagements nationaux et s’est terminé le 17 septembre 2014 avec l’approbation par le chef de l’État d’une matrice comprenant 56 critères et 347 indicateurs de mise en œuvre des engagements nationaux souscrits dans le cadre de l’Accord‐cadre.

5. Ce processus permet à la RDC de disposer d’un instrument pour évaluer la mise en oeuvre des engagements nationaux. Le MNS peut ainsi élaborer son propre plan de travail ainsi que le plan d’actions prioritaires de l’Accord‐cadre en vue d’inclure les critères et indicateurs dans les feuilles de route des ministères sectoriels et dans le budget national.

6. En 2012, la Section des affaires civiles/MONUSCO a appuyé la mise en place de « Comités d’analyse de risques » dans les chefs‐lieux des provinces, dont le rôle était d’identifier les zones à risques à cause des conflits communautaires et de prioriser les efforts de réconciliation et de la stabilisation. Une carte GIS a été développée mettant en évidence la répartition réelle des conflits communautaires, leur intensité et leur niveau de risque par province. Au niveau national, 1 258 conflits communautaires ont été identifiés dont 169 constituent une menace pour la sécurité au niveau local. La répartition selon leurs causes a montré que (39 %) des conflits étaient liés à la propriété foncière, (37 %) au contrôle du pouvoir coutumier, (9 %) au contrôle des ressources naturelles, (8 %) à l’ethnicité et (7 %) dus aux rivalités politico‐administratif. La faible présence de l’autorité de l’Etat, couplée à des manipulations politiques lors des élections en 2006 et 2011 avaient non seulement exacerbé les anciens conflits mais également permis le développement de nouveaux types de conflits.

7. D’après la reconfiguration de la MONUSCO tel que défini par la SCR 2147, six antennes ont été établis dans les provinces de l’ouest de la RDC n’ayant pas de conflits armés, mais avec des ressources et un personnel limités et dont le mandat principal est de faire le monitoring et le rapportage des situations de sécurité.

Plusieurs responsabilités des sections substantives de la MONUSCO, y compris l’appui à la gestion des conflits n’ont pas été reprises par l’équipe de pays des Nations Unies à cause de sa présence limitée ainsi que le manque de ressources par le gouvernement. Il s’avère nécessaire de renforcer les mécanismes existants d’analyse des risques, de résolution des conflits et de soutenir les efforts de réconciliation afin d’atténuer la

violence probable lors des prochaines élections.

  1. B.    BUT ET OBJECTIFS

L’objectif général est de contribuer à la consolidation de la paix dans les zones non affectées par les conflits armés et au processus électoral apaisé.

Plus spécifiquement, il s’agira de :

  • • Mettre à jour la base des données des conflits communautaires ainsi que l’analyse des risques dans les provinces de Maniema, Kasai Oriental, Kasai Occidental, Bas‐Congo, Équateur et Bandundu;
  • • Développer une stratégie d’alerte et de partage d’informations relatives aux conflits communautaires;
  • • Développer une stratégie de réactivation des mécanismes existants de résolution des conflits et de réconciliation au niveau de chaque province cible.
  1. C.    RÉSULTATS ATTENDUS
  • • La base des données des conflits communautaires des 6 provinces ciblées est mise en jour;
  • • Un rapport d’évaluation de niveau de risquesliés aux conflits communautairesdans chaque province est produit;
  • • Rapport d’analyse des conflits à menaces élevés pour la sécurité au niveau local mettant en relief l’analyse des acteurs, des causes et de la dynamique ainsi que la cartographie de la présence de l’autorité de l’État est produit;
  • • Une carte GIS mettant en évidence la répartition réelle des conflits communautaires et leur intensité et leur niveau de risque par province est rendu disponible;
  • • Une stratégie d’alerte et de partage d’informations relatives aux conflits communautaires est élaboré;
  • • Une stratégie d’appui aux efforts de résolution des conflits et de réconciliation est développée.

D. QUALIFICATIONS

  • Éducation: Au minimum un Diplôme universitaire du niveau de la licence dans un ou plusieurs des domaines suivants: analyse et gestion des conflits, sciences sociales.
  • Expérience : Un minimum de 5 années d’expériences professionnelles pertinente dans l’analyse/gestion des conflits/risques.
  • Langues : La maîtrise du français parlé et écrit; la connaissance de la principale langue locale du lieu d’affectation est requise et la connaissance d’autres langues locales un atout supplémentaire.

E. COMPETENCES

  • Expertise professionnelle: Connaissance d’une vaste gamme de questions relatives à l’analyse des conflits et l’analyse des risques; Capacité d’apprendre plus sur l’analyse des conflits et risques compte tenu des diverses dynamiques dans ces domaines; Capacité à prendre des décisions concises dans l’intérêt supérieur de la population et en particuliers des personnes vulnérables ( enfant; Capacité de recueillir, gérer et présenter l’information sur les conflits de manière efficace; Capacité à travailler sous pression dans des endroits éloignés et des conditions difficiles.
  • Aptitude à Planifier et à Organiser: Aptitude à établir des priorités, planifier efficacement la répartition des tâches et gérer les échéances cruciales en respectant les délais.
  • Aptitude à la Communication: Excellente capacité à lire, écrire, parler et comprendre le français et l’anglais; Aptitude à communiquer honnêtement et respectueusement avec des collègues ainsi qu’avec les communautés et les contreparties locales; la connaissance de la principale langue locale du lieu d’affectation est requise et la connaissance d’autres langues locales un atout supplémentaire.

Les candidatures comprenant une lettre de motivation indiquant le titre du poste ainsi que le lieu d’affectation et un Curriculum Vitae détaillant les réalisations dans le domaine pour lequel vous souscrivez doivent être envoyées à l’adresse électronique ci-après:

[email protected] et copiées à [email protected]

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