Sud-Kivu : les ex-groupes armés exigent leur intégration dans l'armée ou la police

Délégués des groupes armés du Kivu à Naïrobi

Délégués des groupes armés du Kivu à Naïrobi

Quelques représentants d’ex-groupes armés et mouvements politico-militaires du Sud-Kivu demandent au gouvernement l’application sans failles de l’accord de paix signé à Goma le 23 mars 2009. Dans un mémorandum adressé au président de la République, les 9 signataires réclament l’intégration de leurs troupes au sein de la police nationale congolaise (PNC) et de l’armée, rapporte radiookapi.net

Les ex-groupes armés du Sud-Kivu, dans leur mémorandum à Joseph Kabila, contestent la politique de deux poids deux mesures dans le traitement des groupes armés du Sud-Kivu et du Nord-Kivu. En plus de la demande de la mise en application sans failles de l’accord de paix signé à Goma, ils exigent la création par ordonnance présidentielle d’une commission d’avancement en grades dans la PNC.

Ensuite les ex-groupes armés du Sud-Kivu demandent au chef de l’Etat d’ordonner la suspension du recrutement des policiers dans cette province avant l’intégration totale des ex groupes armés. L’autre exigence porte sur la mise en place immédiate d’une structure mixte constituée des délégués des groupes armés, de la PNC et de la communauté internationale. Cette structure aura comme tâche l’intégration des éléments des ex-groupes armés dans la police nationale congolaise.

Les signataires de ce mémorandum sont issus des ex-groupes armés Mudundu40, Simba maimai-MRS, Mahoro, Maï-Maï Shabunda, Raia Mutomboki, Nyakiliba,Kapopo et Kirikicho.

Le gouvernement a respecté ses engagements, selon Lambert Mende

Lors du conseil des ministres de vendredi, le gouvernement congolais s’était penché sur ce dossier, selon le compte-rendu fait par son porte-parole, Lambert Mende. Ce dernier avait souligné que le recul dans l’attitude de certains membres d’anciens groupes armés n’est nullement justifié. En effet, quelques uns parmi eux menaçaient de reprendre le chemin de la violence à cause de la prétendue lenteur de la mise en œuvre de l’accord de Goma et ce qu’ils qualifient de non-respect par le gouvernement de ses engagements, a-t-il expliqué.

Pour lui, il est totalement erroné d’affirmer que le gouvernement n’a pas respecté ses engagements vis-à-vis de ces groupes armés. «Bien au contraire, tous les engagements dont la mise en œuvre à court terme a été possible ont été respectés. Il s’agit notamment de l’amnistie, de la libération des prisonniers politiques, de la prise en charge des blessés de guerre, de l’agrément des groupes armés qui en ont fait la demande comme partis politiques», a déclaré M. Mende, ajoutant que d’autres engagements requièrent du temps ou de longs préparatifs. Il a cité notamment le rapatriement des réfugiés et la participation des représentants des groupes armés aux institutions publiques, qui dépend, selon lui, d’opportunités.

«S’agissant de la question de la reconnaissance des grades des éléments d’anciens groupes armés, intégrés ou à intégrer dans les FARDC, le ministère de la Défense vient d’instituer la commission chargée des grades à l’effet de statuer sur cette question de manière globale», a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Lambert Mende rappelle, par ailleurs, que les bénéficiaires de la loi d’amnistie sur les faits de guerre et les faits insurrectionnels au Kivu doivent retenir que cette loi contient des dispositions qui frappent durement ceux d’entre eux qui violeraient les lois de la République et toute velléité récidive de leur part.

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