Le Phare : « Accord secret ou non : l’aveu des Rwandais trouble les Congolais »

Des soldats des FARDC se retirent des forces spéciales entre la RDC et la Rwanda pour traquer les FDLR à Rutshuru au Nord-Kivu/ Photo Radio Okapi.

Revue de presse kinoise du mardi 4 septembre 2012

Le retrait des troupes rwandaises du territoire de Rutshuru fait encore la une des journaux kinois parus ce matin. Pour Le Phare, les Congolais continuent de se poser des questions au sujet du nombre exact des soldats rwandais ayant réellement quitté le territoire national et ceux qui y résident encore.

A ce stade, poursuit le journal, personne n’est en mesure de leur garantir qu’il n’y a plus de soldats rwandais en RDC. Par conséquent, commente le quotidien, les Congolais ne peuvent que s’inquiéter de la poursuite du déploiement, à travers les garnisons militaires, d’ex combattants CNDP, présumés encore fideles aux FARDC.

En tout cas, si les écuries ne sont pas correctement nettoyées, prévient Le Phare, il y a lieu de craindre des coups fourrés du genre de ceux de Nkunda, Ntaganda ou Makenga.

Après trois ans de mutisme sur la présence des officiers rwandais, titre de son côté La Tempête des tropiques, « Kinshasa tente de se justifier ».

Pour le journal, les explications fournies à la presse, hier, par le ministre Lambert Mende n’ont pas convaincu de nombreux Congolais. Ces derniers ne comprennent pas pourquoi Kinshasa a attendu si longtemps pour faire ces graves révélations.

De son coté, L’Observateur relaye les propos de Lambert Mende : « Le gouvernement rwandais s’agite parce qu’il digère mal son échec diplomatique ».

D’entrée de jeu, rapporte le journal, le ministre a laissé entendre que cet événement aura été le grand spectacle son et lumière offert gratuitement par les autorités du Rwanda sur le retrait de quelques 300 de leurs militaires qui auraient, selon leur version, continué à bivouaquer sur  notre territoire sur base de l’opération Umoja Wetu dans le cadre duquel nos deux pays avaient organisé la traque conjointe des FDLR par les FARDC et les RDF début 2009.

Selon Lambert Mende, la première chose à dire est que les observateurs rwandais qui sont supposés avoir été retirés en la circonstance avaient pour mission  la surveillance de la frontière rwandaise-RDC de concert avec leurs  homologues de la RDC.

” Ils n’ont strictement rien avoir avec l’opération Umoja Wetu qui a comme on le sait définitivement pris fin en date du 25 février 2009 et n’a jamais été prorogée “, a fait savoir le ministre, cité par le confrère.

Pour le ministre, la vérité est que longtemps après la défunte Umoja Wetu un accord bilatéral avait organisé un mécanisme de surveillance aux frontières entre la RDC et le Rwanda.

Pour sa part, Le Potentiel annonce: « Kampala 2 : une distraction de plus ».

Après le rendez-vous manqué du 9 août 2012, les dirigeants des pays membres de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) se retrouvent les 7 et 8 septembre à Kampala, capitale de l’Ouganda, pour lever une option définitive sur le déploiement d’une force internationale neutre dans la partie Est de la RDC.

Selon le journal, il s’agit pour les chefs d’Etat des pays membres de la CIRGL d’avaliser les conclusions du sous-comité des ministres de la Défense de la CIRGL qui a abouti, le 16 août 2012, au terme de trois jours de discussions à Goma, à une mouture d’opérationnalisation de cette force.

Cependant, fait remarquer le quotidien, la nouvelle rencontre de Kampala se tient dans un contexte tout à fait particulier. Beaucoup de choses ont changé, entre-temps.

Le Potentiel évoque notamment les révélations contenues dans la dernière interview de James Kabarebe, ministre rwandais de la Défense, publiée sur le blog de Colette Braeckman ainsi que le retrait annoncé à grande pompe par Kigali de ses forces spéciales, positionnées depuis les opérations conjointes de 2009 dans la partie Est de la RDC, essentiellement dans le territoire de Rutshuru.

Les télécoms sont à la une de La Prospérité parue ce matin : « Très fâché, Kin-Kiey met en demeure Airtel & Vodacom ! ».

D’après la consœur, cette mise en demeure tient à l’inaccessibilité de certains services offerts par les deux compagnies cellulaires. Il s’agit notamment de  la recharge des crédits et des appels qui peinent à arriver à destination.

A en croire le ministre, cette mise en demeure sera suivie de l’astreinte financière ou du retrait de la licence de concession.

Pour le journal, le but poursuivi par Kin Kiey Mulumba, n’est pas de frapper mais, plutôt d’amener le secteur à être en règle avec le cahier des charges en offrant un service performant et de qualité à la population.

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