Le Phare : « Le sommet de Kampala mal parti : un dialogue de sourds entre Congolais et Rwandais »

Les présidents rwandais, Paul Kagame, et congolais, Joseph Kabila

 Revue de presse du vendredi 07 septembre 2012

Le Phare rapporte que les experts militaires de la RDC et du Rwanda n’ont pu s’accorder le jeudi 6 septembre 2012 à Kampala en Ouganda  sur la configuration de la force internationale neutre, une force qui doit être déployée à la frontière congolo-rwandaise.

Selon le quotidien, les Congolais étaient favorables à l’implication des Nations unies et de l’Union africaine, tandis que les Rwandais étaient contre. Il est à craindre que le sommet de Kampala n’accouche d’une souris, ce samedi, comme ce fut le cas il y a un mois, note Le Phare qui ajoute que le souhait des Congolais est que leurs délégués se gardent d’hypothéquer l’intégrité et la souveraineté de la RDC.

Ce qui amène La Prospérité à affirmer en une : «  Kampala II : un couac entre Congolais et Rwandais ! »

Le quotidien se réfère à ses sources diplomatiques et affirme que Joseph Kabila de la RDC, Paul Kagame du Rwanda, Jakaya Kikwete de la Tanzanie et Michael Sata de la Zambie…, devraient discuter du renforcement du mandat de la Monusco pour qu’elle assure la sécurisation de la frontière entre la RDC et le Rwanda. Mais, ce dernier, selon les experts congolais, voudrait imposer plutôt l’examen du rapport des ministres de la Défense sur le mécanisme conjoint de vérifications élargies de la frontière commune et sur le centre conjoint de fusion des renseignements de Goma. A ce stade de contradiction entre experts congolais et rwandais, ce sont les arguments des uns et des autres qui vont devoir faire la différence, note le journal.

C’est ce vendredi, 7 septembre 2012, que le Sommet des Chefs d’Etat de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs s’ouvre à Kampala. Les Ministres de la défense des pays de la CIRGL, réunis à Goma, au mois d’août dernier, auraient proposé le renforcement du Mandat de la Mission de l’Onu pour la Stabilisation en RD-Congo, Monusco ainsi que l’implication de l’Union africaine, rappelle le Journal.

Le Potentiel abonde pratiquement dans le même sens et titre : « les experts congolais accusent leurs homologues rwandais de refuser l’implication de l’Onu »

Interrogé le lundi 20 août sur l’opposition de Kigali à la participation de la Monusco à la force internationale neutre à déployer entre la RDC et le Rwanda, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda avait déclaré qu’il n’est pas possible «de dire que la mission onusienne ne va pas être impliquée», rappelle Le Potentiel. «Quand j’entends dire que le Rwanda est contre je me demande si on se réfère à ce qui se dit dans la presse ou aux conclusions auxquelles nous [les pays des Grands lacs] arrivons ensemble après avoir mis nos arguments sur la table», avait-il affirmé.

Le Potentiel rappelle que le déploiement de cette force a été approuvé par les chefs d’Etat des pays des Grands Lacs réunis en août dernier à Kampala. Il est consécutif à la recrudescence de l’insécurité dans l’Est de la RDC marquée ces derniers mois par la création d’un nouveau mouvement rebelle, le Mouvement du 23 mars (M23), au mois de mai dernier. Cette rébellion est constituée des mutins de l’armée congolaise issus de l’ancienne rébellion du CNDP. Ils réclament l’application de l’accord de paix de mars 2009 signé par le gouvernement et le CNDP qui prévoit notamment l’intégration des combattants de cette ancienne rébellion dans l’armée et la police congolaise.
Pendant ce temps, L’Observateur renseigne que : « L’UDPS joint sa voix à celle des autres partis de l’opposition sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC ».

Restée aphone depuis le déclenchement de la rébellion du M23, note le quotidien, l’UDPS aussi a crié à la haute trahison et dénoncé ce qu’elle qualifie d’accords secrets à l’origine de la présence des forces spéciales rwandaises en RDC. Elle souhaite voir traduits  en justice  les véritables responsables de ces accords, rapporte L’Observateur.

L’Observateur parle de la conférence de presse animée le jeudi 6 septembre par  le  secrétaire général intérimaire de l’UDPS, Bruno Mavungu Pwati, à la  permanence du parti à Limete. Selon Bruno Mavungu Pwati, n’eut été l’implication des experts des Nations unies qui ont eu le mérite de révéler leur existence, le peuple congolais allait se retrouver avec son territoire amputé du fait de cette compromission alors que les voix qui s’étaient levées pour les dénoncer ont été toutefois dans l’Ouest par des intimidations et toutes sortes de menaces de la part des hommes du pouvoir .

Au cours de ce face-à-face avec la  presse, le secrétaire général de l’UDPS a  dénoncé également « l’infiltration intentionnelle de l’armée, la police, l’administration et des services de renseignement congolais par des éléments étrangers afin, a-t-il dit, de permettre l’accomplissement de certaines fortunes sur la RDC », informe le journal.

Voilà pourquoi le parti d’Etienne Tshisekedi par le truchement de son secrétaire général a lancé un appel pressant à la population congolaise à qui il demande de « se mobiliser et de s’élever pour mettre un terme à l’aventurisme politique de ceux qui cherchent cyniquement à gouverner le pays par défi, conclut L’Observateur.

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