Le Potentiel : « RDC/CIRGL : Museveni chargé de poursuivre « ses initiatives diplomatiques et politiques »

De gauche à droite: Les présidents du Rwanda Paul Kagame, de la Tanzanie Jakaya Kikwete, de l’Ouganda Yoweri Museveni et de la RDC Joseph Kabila à l’ouverture du sommet des chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs à Kampala, le 7 août 2012. Photo Droits tiers.

Revue de presse kinoise du mardi 9 octobre 2012

Le Potentiel titre ce matin sur le 4ème Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) qui s’est clôturé hier à Kampala. Le quotidien croit savoir que les chefs d’Etat de la sous-région ont chargé le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni de poursuivre « ses initiatives diplomatiques et politiques auprès de tous les acteurs concernés en vue de trouver une solution durable à la crise dans l’Est de la RDC ».

Après avoir fait une évaluation des décisions antérieures adoptées lors des Sommets d’Addis Abéba, de Kampala I (le 8 Aout 2012) et Kampala II (le 8 Septembre 2012) relatives à la consolidation de paix et de sécurité dans l’Est de la RDC, révèle le Potentiel, le Sommet a entendu la présentation du rapport du Comité interministériel régional (CIMR) et du Comité des ministres de la Défense.

Les chefs d’Etat et de gouvernement auraient également décidé de confier la gestion du Fonds d’assistance humanitaire à une Agence des Nations Unies (UNOCHA), hébergé dans la succursale de la Banque commerciale du Kenya à Bujumbura (Burundi),   sous la supervision d‘un comité comprenant le secrétariat exécutif de la CIRGL.

Au sujet du même sommet, l’Observateur indique que les chefs d’Etat ont analysé le rapport de l’équipe militaire d’évaluation et des experts de mécanisme conjoint de vérification, portant sur la capacité de nuisance des principaux groupes rebelles actifs au Nord Kivu et Sud Kivu dont le Mouvement du 23 mars 2009 (M23).

Les ministres de la Défense des Etats membres de la CIRGL ont également, le 7 octobre dernier, eu à analyser  et approuvé le même rapport qui a également analysé la situation humanitaire dans la partie orientale de la RDC.

Le journal signale que cinq présidents ont pris part à ce sommet : L’Ouganadais Yoweri Kaguta Museveni, le Congolais Joseph Kabila, le Rwandais Paul Kagame, le Burundais Pierre Kurunziza et le Sud-Soudanais Salva Kiir. D’autres chefs d’Etats membres de la CIRGL sont représentés, dans ces travaux, par leurs vice-présidents ou leurs chefs de gouvernement.

Selon l’Avenir, Le Sommet s’est également prononcé pour le renforcement de la coopération CIRGL-SADC, tout en remerciant les nations Unies, l’Union africaine et l’Union européenne de leur appui diplomatique, politique et logistique.

Le confrère indique que les Présidents Joseph Kabila Kabange et Pierre Nkurunziza se sont entretenus en marge du sommet. A l’issue des entretiens, le président burundais a indiqué avoir remercié son homologue congolais de l’aide apportée par la RDC au Burundi pendant la guerre civile.

Un tout autre sujet à lire dans le Potentiel paru ce matin : « Kinshasa : le gouverneur et un chef de police sont accusés de démolition méchante d’habitats ».

Le quotidien rapporte que deux ONG de défense des droits de l’homme, la Voix de sans voix (VSV) et l’Association africaine de défense de droits de l’homme (ASADHO), expriment leur intention d’accompagner des victimes de la « démolition méchante» de leurs maisons sur l’avenue Rail II  au quartier Basoko (commune de Ngaliema), le 28 septembre dernier, dans un procès devant les tribunaux contre le gouverneur de la ville de Kinshasa en sa qualité d’autorité politico-administrative et un chef de la police nationale ayant conduit l’opération.

« Le colonel et l’autorité qui lui a donné pouvoir de procéder à la démolition des maisons des victimes n’avaient aucun acte juridique valable de faire ce qui est fait. Nous sommes là devant un acte d’arbitraire flagrant. Dans le cas de la compensation, les victimes et l’autorité, si elles ne s’entendent pas, c’est le tribunal qui a le pouvoir de statuer. Ce qui n’est pas le cas », a déclaré vendredi 05 octobre le président de l’Asadho, Me Katende, cité par le Potentiel.

« Sommet de la Francophonie à Kinshasa : Jour J-3 », titre l’éditorialiste de l’Observateur.

Au regard des préparatifs du  XIVème Sommet de la Francophonie,  plus rien ne peut empêcher la tenue de cette ” grande messe francophone” du 12 au 14 octobre à Kinshasa, écrit le confrère. Pour se rassurer sur l’état d’avancement des préparatifs, le premier ministre,  Augustin Matata  est descendu  ce lundi 8 octobre sur le terrain, notamment au Palais du Peuple, où des travaux de réfection ont été réalisés.

Un autre signe qui ne trompe pas, commente le journal, c’est l’arrivée dimanche 7 octobre  dans nos murs du secrétaire général de l ‘Organisation Internationale de la  Francophonie (OIF), Abdou Diouf.

Nombre de délégations  des pays membres sont aussi déjà à Kinshasa, d’autres sont attendues dans les heures à venir. De mieux en mieux, ce mardi   9 octobre il est prévu l’ouverture du village Francophone situé au Stade des martyrs. 

En définitive, le compte à rebours a déjà commencé. A Jour J-3, note l’Observateur, la RDC a l’obligation de réussir l’organisation d’un sommet tant attendu. Un sommet qui aura suscité tant de passions et la colère  auprès de certaines personnes favorables à une délocalisation des travaux.  La cause de la RDC aura  donc triomphé avec la tenue du sommet à Kinshasa, contre vents et marrées, conclut le quotidien.

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