L’Avenir: « Pas d’amnistie ni d’intégration pour les groupes armés actifs »

Les rebelles du M23

Revue de presse kinoise du vendredi 20 septembre 2013

La plupart des journaux parus ce vendredi reviennent sur le refus du gouvernement d’intégrer et d’amnistier une centaine de membres du M23.

L’Avenir rapporte que le porte-parole du gouvernement congolais a affirmé cette position qui, selon le journal, se justifie au nom de quelques principes en gestation dans les pourparlers de Kampala, mais aussi par le respect des principes d’un Etat de droit et par la volonté du souverain primaire.

Selon le ministre Mende, cité par le journal, plus de 1700 membres du M23 ont participé pour la plupart à plus d’une mutinerie ou mouvement insurrectionnel. La plupart d’entre eux ont été, avant leurs activités au sein du M23, ou auparavant le CNDP, ou les deux à la fois. D’autres encore, poursuit le ministre, ont été actifs dans l’Upc qui avait sévi en Ituri (…).

A en croire le journal, cette liste établie par la RDC met aussi en outre en lumière quelques huit cas de fraude à la nationalité dans le chef d’activistes du M23, qui selon le porte-parole du gouvernement, jouissent encore d’une double nationalité étrangère et que certains ayant même appartenu à des forces armées étrangères. Ce qu’interdit formellement la loi congolaise en la matière.

Pour le porte-parole du gouvernement, « les bénéficiaires de l’amnistie et de l’intégration au sein des FARDC feront l’objet d’un examen au cas par cas ».

Citant également Lambert Mende, la Prospérité indique que la RDC ne pourra, en aucune manière,  brader sa souveraineté chèrement acquise,  ni même cracher sur la mémoire de plusieurs victimes tombées sous les balles de l’agresseur rwandais, sous couvert du M23, dans l’Est du pays.

« Gracier les criminels de guerre ferait que le pays ne puisse pas aller de l’avant. Le pays risque de s’amenuiser  dans un processus d’éternel retour à la case  départ et,  par conséquent, de sombrer dans la spirale des violences récurrentes que subissent les populations dans l’Est du pays », a également expliqué le porte-parole du gouvernement congolais.

Le journal rapporte également que le gouvernement exclut l’intégration des rebelles disposant d’une double nationalité.

Le même journal s’intéresse au climat au sein du parti de l’opposition MLC. La Prospérité rapporte qu’après le feuilleton Bussa Jean-Lucien, c’est Fidèle Babala, nouveau Secrétaire général Adjoint, qui serait sur une chaise éjectable.

Ses compères l’accuseraient d’avoir transformé, depuis l’arrestation du Président national du MLC en mai 2008 et son transfèrement au centre pénitencier de la Cour Pénale Internationale, sa ligne téléphonique avec le précité en fond de commerce.

Après avoir réalisé plusieurs forfaits sur base des instructions qu’il affirme avoir reçu de Jean-Pierre Bemba, écrit le journal, Fidèle Babala a tenté d’imposer à Madame Micheline Biye, actuelle Questeur Adjointe de la Commission Electorale Nationale Indépendante pour le compte du MLC, une liste de 15 membres qui devraient composer son cabinet.

Au sujet des concertations nationales, la République évoque le retrait de Moïse Katumbi.

Il a beau puiser dans le flegme qu’imposent ses responsabilités publiques, commente le journal, Moïse Katumbi est loin de voir ses détracteurs ranger leurs flèches empoisonnées.

Mercredi 18 septembre 2013, indique le quotidien, le groupe thématique Economie et Finances s’est écarté furtivement de sa matière essentielle pour essuyer un « réquisitoire » ad hominem présenté par Jean-Claude Muyambo et consorts. En toile de fond, des accusations en règle contre la personne de Moïse Katumbi, présenté comme non Congolais, détenant 6 passeports, ayant enjoint toutes les entreprises minières de sa province à sponsoriser la seule équipe de football Tout Puissant Mazembe.

Ainsi en guise de réaction, poursuit la République, le gouverneur du Katanga a claqué la porte des travaux des Concertations nationales qui amorçaient là une déviation dangereuse.

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