L’Avenir : « Quand l’Eglise n’est plus dans son rôle »

Des évêques catholiques, lors d’une messe officiée par le cardinal Laurent Mosengwo Pasinya (au centre) le 12/1/2012 à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Revue de presse du jeudi 17 juillet 2014

L’Avenir s’intéresse ce jeudi aux prises de position de l’Eglise catholique sur les questions qui alimentent l’actualité politique congolaise.

Le journal estime qu’on peut se féliciter de l’implication active de l’Eglise dans le processus démocratique de notre pays. Par ailleurs, ajoute le quotidien, il est établi que dans un État démocratique, aussi laïc soit-il, il ne peut être interdit à une institution religieuse ou à un prélat d’être habité par une grande sensibilité politique.

L’Avenir fait cependant remarquer que l’Eglise ne devrait pas s’aligner sur les prises de position d’une composante de la vie politique.

Et le quotidien d’ajouter qu’épouser délibérément les thèses d’une frange de l’opposition politique et à vouloir les imposer à l’ensemble de la communauté nationale est une initiative mal venue qui est vécue par bon nombre de compatriotes catholiques comme une trahison de leur idéal chrétien.

Le journal pointe ce qu’il considère comme une polémique suscitée par le dernier message des évêques catholiques intitulé : “Protégeons notre Nation”.

Depuis la publication de ce texte des évêques, écrit l’Avenir, plusieurs voix se sont élevées soit pour applaudir, soit pour fustiger ce que d’aucuns considèrent comme la manifestation d’un interventionnisme débridé de l’Eglise catholique dans la vie politique en RDC.

Cette dernière catégorie de nos compatriotes estime, à tort ou à raison, qu’aussi légitime soit-il, l’interventionnisme de l’Eglise catholique dans la sphère politique nuit à son image et décrédibilise son message, surtout quand la substance de ce message épouse une posture partisane, note le confrère.

Politique encore à la une du Phare qui s’intéresse à ce que le confrère qualifie de brase de fer entre la Ceni et les opposants.

Plusieurs partis de l’opposition regroupés au sein de la plateforme « Forces politiques et sociales pour l’unité d’actions » ont organisé une conférence de presse mercredi à Kinshasa.

Ils ont notamment annoncé les actions qu’ils comptent mener pour « mobiliser notre peuple ».

Ces opposants s’en prennent particulièrement à la commission électorale dont ils réclament la restructuration.

Les hostilités restent ouvertes entre l’opposition et la Ceni, fait remarquer le journal.

Ainsi l’UDPS, l’UNC, les Fac, indiquent avoir écrit aux partis de leur plateforme ayant un délégué à la Ceni de prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin d’obtenir de leurs groupes parlementaires respectifs le retrait des membres de l’opposition qu’ils ont mandatés à la Ceni.

Certains journaux reviennent ce jeudi sur le départ de Mary Robinson de son poste d’envoyée spéciale de l’Onu pour les Grands Lacs. L’ancienne présidente irlandaise doit s’occuper des questions de changement climatique.

Par les temps qui courent, commente La Prospérité, c’est un changement qui ne passe pas inaperçu pour peu qu’on suive de près l’évolution en dents de scie des relations entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et ses partenaires internationaux.

Dans les milieux des diplomates, révèle le journal, l’on croit savoir que Ban Ki-moon  s’apprête à dépêcher en RDC une personnalité adaptée aux circonstances du moment. Un dur rompu aux missions difficiles, pas un cuistre à la langue de bois.

Le quotidien souligne que le départ de Robinson intervient à un moment particulier où la tension monte d’un cran dans la sous-région. La Prospérité rappelle notamment les derniers affrontements à la frontière congolo-rwandaise entre les armées des deux pays.

De son côté, Forum des As s’intéresse au bilan de Mary Robinson. Le journal juge que sa mission était empreinte de beaucoup de partis pris en faveur du Rwanda.

« D’abord sur le suivi de l’Accord-cadre où elle ne s’est engagée à suivre au millimètre près l’application stricte côté RDC. Alors qu’à Kigali, Kagame a beau jeu de violer chaque jour le même Accord d’Addis-Abeba sous la « barbe » de Robinson », écrit le quotidien.

Pendant tout son mandat, ajoute le confrère, on n’a jamais entendu Mary Robinson dénoncer les actions de sape du Rwanda pour déstabiliser la RDC comme démontré dans tous les rapports de l’équipe des experts de l’Onu. Tout comme des communications de Washington sur la question.

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