Forum des As : « Bloquer Malumalu pour déboucher sur la transition ! »

Abbé Apollinaire Malumalu, président de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) lors de la réunion avec des partis politiques le 12/12/2014 au palais du peuple à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Revue de presse du jeudi 5 mars 2015

Forum des As interprète ce jeudi la démarche de l’opposition qui a proposé un calendrier électoral différent de celui de la commission électorale auquel elle reproche d’être irréaliste et non consensuel.

Pour le journal, l’opposition veut plutôt déboucher sur une transition en empêchant la Ceni d’avancer.

Le quotidien reprend ce passage du texte déposé par l’opposition à la commission électorale :

« Pour l’Opposition politique Congolaise et les organisations de la Société civile, l’Abbé Malumalu n’est pas un technicien indépendant en matière électorale, mais bien un missionnaire politique au service de la mouvance kabiliste et en soutien à une logique autoritaire visant l’insécurité généralisée en RD Congo. »

Pour Forum des As, on n’a pas à être esprit rationnel pour pénétrer le profil des expéditeurs. En toute logique, l’abbé Apollinaire Malumalu a, à leurs yeux, tout d’une personne non grata que les partenaires impliqués dans le processus électoral congolais devraient disqualifier.

Le journal croit savoir la première conséquence de cette démarche des opposants. « On n’a pas à être prophète ou devin pour l’appréhender : le gel des contributions », lit-on dans les colonnes du journal.

A près d’une vingtaine de mois de l’échéance 2016, analyse le confrère, cela s’apparente à une manœuvre de blocage devant déboucher – ça se devine bien – sur une transition, tant il est vrai qu’il est facile de tout renégocier dans le contexte institutionnel transitoire que dans celui issu des élections.

Même analyse à la une de L’Avenir. « On aura tout compris, aux échéances électorales à venir, l’opposition n’est pas du tout prête, mais n’a pas de choix », souligne le journal.

A la question de savoir si l’on devrait aller aux élections en ordre dispersé, sans base solide, sans moyens conséquents,… l’opposition, UDPS non comprise, ne veut réellement pas répondre à ce rendez-vous aux jours et dates affichés dans le calendrier global de la Ceni, écrit encore le journal.

Ainsi donc, analyse le confrère, l’opposition faut monter les enchères, probablement pour obtenir par cette voie détournée un autre dialogue, puis une transition avec le partage équitable et équilibré du pouvoir.

Pour L’Avenir, il ne fait pas de doute. L’opposition a peur des prochaines échéances électorales.

« Quoique nous fassions, nous sommes perdants », aurait ainsi reconnu un opposant « modéré » cité par le journal.

La Prospérité aussi se penche sur la proposition du calendrier électoral de l’opposition qui, révèle le journal, devrait être déposé à la Monusco ce jeudi.

Le journal s’intéresse aux « correctifs » apportés par les opposants au calendrier de la Ceni.

« Parmi les élections prioritaires, figurent les élections des Députés provinciaux,  gouverneurs, vice-gouverneurs ainsi  des Sénateurs parce que suspendues au cours du cycle 2011-2016 et doivent être organisées en 2015, affirment notamment,  les opposants, en vue de résoudre la question de leur légitimité », indique le journal.

L’opposition souhaite également que les élections locales, municipales et urbaines « qui sont plus complexes mais nécessaires à la consolidation de l’Etat et de la démocratie par la base » soient organisées après 2016 « pour une programmation plus rationnelle ».

La Ceni avait proposé que ces élections se tiennent en 2015.

Le Phare consacre aussi sa une au processus électoral. Le journal évoque la « psychose » d’une connexion  entre le recensement de la population et le travail de la commission électorale. Un débat qui a agité la classe politique pendant de nombreux mois et qui a débouché sur les manifestations contre la loi électorale. Une disposition de cette loi liait la tenue des prochaines élections au recensement de la population. Cette disposition a finalement été élaguée du texte final soumis à ma commission paritaire Assemblée nationale-Sénat.

Le Phare indique cependant que ce débat pourrait être ressuscité.

Pour le quotidien, la connexion paraît inévitable entre la mission dévolue au Bureau central de recensement et l’organisation des scrutins des chefs de secteurs, des chefs de secteurs adjoints, des conseillers communaux, des conseillers urbains, des députés provinciaux et nationaux par la CENI. Le journal explique que la commission électorale ne pourrait exécuter avec aisance son calendrier électoral que si elle a sa disposition, en dehors des moyens financiers et logistiques, un matelas de données démographiques revues et corrigées, après celles de 1984.

Le Phare conseille donc au bureau central de recensement de jouer franc jeu et d’informer correctement l’opinion sur l’usage qui sera fait de ses données démographiques. Sinon, prévient le confrère, il risque de réveiller les chats qui dorment et jeter de nouveau les gens dans la rue.

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