C’est le samedi dernier qu’ils ont quitté le centre
de transit du chef-lieu de la province de l’Equateur.
Ces enfants ont
accueilli cette insertion avec un sentiment mitigé. D’une part, ils étaient contents
d’aller retrouver les leurs, mais d’autre part, ils étaient déçus de n’avoir pas reçu de
quoi assurer leur réinsertion après la démobilisation. Ils n’ont emporté ni lit, ni matelas
ni tout autre objet nécessaire pour leur vie dans leurs villages.
rn« Nous venons
d’être démobilisés, nous ne faisons plus partie de l’armée, mais si nos conditions de vie ne
sont pas bonnes au village, ce serait dangereux pour nous », a déclaré l’un ces
ex-enfants soldats. Son souhait, a-t-il en chaîné, est de retourner à l’école.
rnLa CONADER , structure chargée de la réunification familiale et de la réinsertion
sociale des ex-combattants, a précisé qu’au moment de leur départ des camps de transit, les
ex-enfants soldats s ne reçoivent aucune forme d’aide. Tout ce qui est prévu pour ces
ex-enfants soldats, c’est leur formation socio-professionnelle dans le cadre du projet, a
indiqué le coordonnateur provincial de la CONADER.
rnDans l’entre-temps, une
cinquantaine d’autres enfants soldats attendent leur démobilisation dans les différents
centres de transit de la province. Ils sont impatients de retrouver leurs familles. Mais
leur retour dépend du programme tracé à Kinshasa.








