Selon des sources des humanitaires, il y a eu peu de morts parmi les civils. En revanche, de nombreuses maisons ont été pillées et incendiées, rapporte radiookapi.net. Une intervention humanitaire pourrait être organisée dans les tout prochains jours, d’après les agences de l’Onu et des ONG humanitaires qui étaient sur place.
A Nyakakoma, Radio Okapi a vu 5 morts tués par balle: un Maï Maï, quatre civils dont deux femmes et un enfant. Selon les témoignages des villageois, toutes ces victimes ont été tuées par l’armée régulière. Par contre, il n’y a aucun bilan disponible des civils tués dans les localités de Nyamilima et Ishasha. Côté militaire, la 12e brigade des FARDC parle d’environ 25 Maï Maï tués. L’armée régulière aurait perdu 4 soldats, selon le colonel Mayanga, commandant de cette brigade. D’autres sources affirment que le nombre de victimes des FARDC serait plus élevé.
Par ailleurs, les combats dans ces trois localités ont entraîné de nombreux déplacés. Il y a environ 4 200 familles déplacées à Ishasha, plus de 1 200 à Kiwanja, et un grand nombre dans la brousse. Une assistance humanitaire est nécessaire, estiment les agences de l’Onu et les ONG humanitaires. Idrissa Bah, responsable de la section humanitaire Monuc/Goma précise que le déficit alimentaire est réel dans cette région. Les besoins en vivres sont aggravés par le mouvement des populations et surtout des déplacés, indique-t-il.
Au bilan humain s’ajoutent les pillages. A Nyakakoma, la situation est catastrophique. Une vingtaine de maisons ont été détruites. La population a tout perdu dans ces pillages.








