Mme Mimie Balela est malade. Faute de soins, son postérieur droit est en état
de putréfaction. Cette femme avait été arrêtée le mois passé puis torturée à la police à la
place de son époux. Ce dernier aurait, selon son patron, dérobé une importante somme
d’argent avant de prendre le large, rappelle radiookapi.net
Allongée sur un côté,
Mme Balela se tord de douleur. Une plaie couvre la moitié de son postérieur droit. On
comprend dès lors ses cris de souffrance.
Mme Balela se souvient encore du supplice
que lui auraient fait subir des policiers dans ce qu’elle appelle « leur labo ». « …Ils
m’ont étalée au sol, puis, ils m’ont complètement bloquée à l’aide d’une barre de fer. Je ne
pouvais plus bouger. Les trois policiers masqués ont commencé à me fouetter sérieusement
jusque tard dans la nuit», témoigne-t-elle.
rnL’avocat de la victime, aidé par
ses confrères de Lubumbashi, a entamé des démarches depuis ce mercredi 7 septembre pour
obtenir le transfert de Mme Balela vers la clinique Afia, spécialisée dans les soins
intensifs. Mais à la surprise générale, l’infortunée a été conduite aux cliniques
universitaires de Lubumbashi.
Selon les informations recueillies, c’est l’officier
de police judiciaire (OPJ) Donat, présumé bourreau de la victime, qui l’aurait transférée
aux cliniques universitaires. Les ONG des droits de l’homme s’étonnent que cet officier de
police soit toujours en liberté pendant que les faits qui lui sont reprochés sont flagrants.








