L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) vient ainsi ajouter sa voix aux protestations de la corporation contre cette institution d’accompagnement de la transition, signale radiookapi.net
En effet, la Haute Autorité des médias (HAM) a décidé de suspendre la parution des journaux L’Ouragan, Pool Malebo et Le Journal pour délit de presse. Par la voix de son président Kabeya Pindi Pasi, l’UNPC conteste cette décision et accuse cette institution d’accompagnement de la transition d’usurpation de pouvoir et de violation des procédures légales en la matière.
« Nous protestons, on ne peut pas trop facilement sanctionner les entreprises de presse alors que la loi dit clairement que lorsqu’il y a délit de presse, c’est d’abord l’auteur de l’article ou du programme qui est mis en cause et non l’entreprise », s’est indigné le président de l’UNPC.
Pour lui, la HAM est instrumentalisée et n’est pas indépendante. « Depuis toujours, c’est ce que nous lui reprochons, elle est totalement disqualifiée », a-t-il enchaîné. Quand bien même il y aurait eu délit de presse, Kabeya Pindi Pasi estime qu’on aurait dû respecter les procédures légales pour obtenir réparation. Pour le cas d’espèce, le président de l’UNPC soutient que la Haute Autorité des médias a violé son propre règlement qui l’oblige, en son article 45, à entendre d’abord l’accusé.
L’Union nationale de la presse du Congo exige donc que la HAM lève immédiatement et sans conditions ses mesures contres ces journaux. Elle tient dores et déjà cette même institution pour responsable des exactions dont pourraient être victimes les dirigeants de ces entreprises de presse.







