RDC/Ouganda : le général Padiri Bulenda exige le désarmement sans conditions des rebelles ougandais de la LRA

Le commandant de la 9e

région militaire des FARDC a rencontré les chefs de ces rebelles, le dimanche, dans la

localité de Aba, territoire de Faradje, à plus ou moins 800 Km au nord-est de Kisangani,

près de la frontière soudanaise, signale radiookapi.net

Son message a été ferme et sans

équivoque. Les rebelles ougandais de la LRA doivent déposer les armes, sans aucune

condition. Le général Padiri Bulenda qui conduisait la délégation de la 9e région militaire

à cette rencontre l’a signifié au colonel Tabou, chef des représentants de ce mouvement

rebelle.

Le gouvernement congolais ne peut tolérer sur son territoire la présence

d’un quelconque groupe armé étranger après tant d’années d’une guerre dévastatrice, a-t-il

fait savoir à ses interlocuteurs. Selon la même source, c’est seulement après avoir déposé

les armes, que le gouvernement congolais pourra aider ces miliciens ougandais à trouver un

asile, avec l’appui de la communauté internationale.

De leur part, les rebelles de la

LRA se sont dits disposés à négocier avec le gouvernement congolais. Néanmoins, les délégués

de la milice ougandaise à la rencontre du dimanche ont dit se référer d’abord à leur

hiérarchie. Selon la source, ces miliciens sont environ au nombre de 400 hommes dont 300

éléments sont armés.

Après cette première rencontre, le général Padiri a regagné

Bunia l’après-midi du même dimanche. Il a indiqué que les contacts vont se poursuivre et

qu’il fera rapport aux autorités du pays avant d’envisager ce qu’il convient de

faire.

Sur place dans la contrée, la population est quant à elle inquiète de la

présence des rebelles ougandais. Selon le chef de la cité de Aba, vendredi dernier, ses

habitants ont exigé leur départ pur et simple. « La population de Aba avait manifesté

vivement, elle ne veut plus de la guerre, elle ne veut pas de la présence de ces hommes dans

son territoire, la guerre a décimé des gens ici, elle a fait du mal », a commenté

Jean-Pierre Yango Epe, administrateur du territoire assistant de Faradje.